Damas, (SANA) Les travaux du Forum des hommes d’affaires syro-turc ont commencé ce mercredi à Damas, en coopération avec le ministère syrien de l’Economie et de l’Industrie, le ministère turc du Commerce, l’Union des chambres de commerce syriennes et le Conseil des exportateurs.
Selon le correspondant de Sana, la délégation turque comprend 40 entreprises de divers secteurs industriels et commerciaux, conduite par le ministre du Commerce, Ömer Bolat, et le président du Conseil des exportateurs, Mustafa Gültepe.
« La Turquie considère la Syrie non seulement un marché, mais un pont commercial essentiel vers le Golfe », a affirmé Gültepe.

Il a précisé que des discussions sont en cours sur la création de zones industrielles conjointes et l’ouverture de succursales bancaires turques en Syrie, avec un appel à accélérer les procédures douanières et à faciliter le transit entre les deux pays.
Pour sa part, le président de la Fédération des Chambres de Commerce syriennes, Alaa Al-Ali, a souligné que le voisinage, les liens historiques et la convergence des marchés forment une base solide pour une complémentarité économique plus large et des partenariatsplus efficaces.

« L’objectif est de porter les échanges syro‑turcs de 7 à 10 milliards de dollars, ce qui reflète le potentiel réel des relations économiques entre les deux pays », a-t-il ajouté.
Il a indiqué que la prochaine étape consiste à élargir les partenariats syro‑turcs dans l’investissement, la production, le transport et les services, afin de lancer des projets communs et renforcer l’intégration économique.
De son côté, Ahmed Rwad Ramadan, directeur de l’Autorité syrienne d’investissement , a indiqué que la Syrie se tient devant une réelle opportunité pour bâtir une nouvelle phase économique et renforcer un partenariat solide avec la Turquie, fondé sur l’investissement, la production conjointe et l’établissement de projets sur le terrain, au‑delà de la simple augmentation des échanges commerciaux.
Il a affirmé que la Syrie a besoin d’investissements majeurs dans plusieurs secteurs, tandis que l’expertise du secteur privé turc et la proximité géographique renforcent les perspectives de partenariat entre les deux pays.
Ib.i./rb