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Agence Arabe Syrienne de Presse (SANA) > Dernières nouvelles > Économie > Bloomberg : Plus de 4 millions de barils par jour transitent par le détroit d’Ormuz

Bloomberg : Plus de 4 millions de barils par jour transitent par le détroit d’Ormuz

Publié: 2026/08/17 12:03 PM
Mis à jour: 2026/08/17 12:03 PM
Bloomberg Plus de 4 millions de barils de petrole par jour transitent par le detroit dOrmuz Agence Arabe Syrienne de Presse (SANA)
le détroit d’Ormuz

Capitales ,( SANA) Malgré le conflit en cours au Moyen-Orient et les perturbations fréquentes du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, d’importantes quantités de pétrole continuent d’affluer du Golfe vers les marchés mondiaux par une voie largement non déclarée. Cette situation a permis d’éviter une pénurie d’approvisionnement sur le marché du pétrole brut, qui aurait pu entraîner une forte hausse des prix.
  
 Selon un rapport publié dimanche par Bloomberg, le volume de pétrole transporté via le détroit d’Ormuz et le golfe d’Oman dépasse les 4 millions de barils par jour. Les opérations de transbordement d’un pétrolier à un autre, au-delà du détroit, se poursuivent malgré les risques sécuritaires auxquels sont exposés les navires.

 Des volumes supérieurs aux prévisions

Bloomberg indique que le suivi de ces cargaisons est rendu difficile par le fait que certains pétroliers masquent leur position et désactivent leurs systèmes d’identification, ce qui complique l’évaluation du volume réel des flux.
  
  Les volumes transitant par le détroit d’Ormuz seraient ainsi supérieurs aux estimations du marché, qui s’établissent à environ 4 millions de barils par jour. Le secrétaire à l’Énergie des États-Unis, Christopher Wright, a déclaré la semaine dernière que près de 9 millions de barils de pétrole par jour avaient traversé le détroit au cours des sept jours précédents. Ce chiffre, qui a surpris de nombreux opérateurs, représente près de la moitié des volumes qui transitaient par le détroit avant la guerre.

L’importance de ces chiffres ressort particulièrement du rôle vital du détroit d’Ormuz par lequel transitaient, avant la guerre, environ 20 millions de barils par jour, soit près d’un cinquième de l’approvisionnement mondial.

 Pourquoi le prix du Brent est-il resté inférieur à 100 dollars ?

Selon Bloomberg, le maintien de ces flux, conjugué au recours à des oléoducs alternatifs, à la réduction des stocks et au ralentissement de la demande mondiale, a contribué à limiter l’impact de la guerre sur le marché de l’énergie.
  .
  Cette situation s’est reflétée sur les prix du pétrole : le Brent s’est maintenu entre 80 et 90 dollars le baril pendant une grande partie du mois d’août, loin des scénarios qui envisageaient un prix proche de 150 dollars si la guerre avait provoqué des perturbations généralisées de l’approvisionnement.
  
 Ces évolutions montrent que le volume de pétrole réellement disponible sur les marchés demeure supérieur à ce que le trafic maritime officiellement observable pourrait laisser penser. Les producteurs et les transporteurs maritimes recourent en effet à des arrangements complexes afin d’assurer la continuité des approvisionnements.

  Les Émirats arabes unis poursuivent leurs exportations

Les Émirats arabes unis sont à la vedette de ces flux. La Compagnie nationale pétrolière d’Abou Dhabi (ADNOC) a confirmé la poursuite de ses livraisons de pétrole vers les marchés mondiaux, malgré les attaques répétées visant ses navires.

Selon Bloomberg, des cargaisons en provenance des Émirats arabes unis, d’Irak, du Qatar et du Koweït ont continué de transiter par le détroit d’Ormuz. Parallèlement, les données de suivi des navires montrent une forte augmentation du nombre de pétroliers ancrés au large des côtes d’Oman.
  
 Le nombre de navires présents dans la région a atteint environ 150, contre une quarantaine en janvier, selon les données satellitaires de l’Union européenne.
 Certains de ces navires attendent de charger des cargaisons provenant de pétroliers ayant transité par le détroit d’Ormuz. Cette opération permet de limiter les risques immédiats liés au passage dans le détroit.

ADNOC a déclaré que la poursuite de ses livraisons d’énergie vers les marchés mondiaux se fait malgré l’augmentation des risques auxquels sont exposés ses employés, ses navires et ses installations. La compagnie souligne également que les attaques visant le secteur de l’énergie ont des répercussions sur les marchés mondiaux.

  L’Arabie saoudite élargit ses options

La sécurisation des flux pétroliers ne concerne pas uniquement les Émirats arabes unis, l’Irak, le Qatar et le Koweït. Des signes d’une activité accrue sont également observés dans les ports saoudiens du Golfe.
  
 Bloomberg rapporte que des pétroliers ont été aperçus au port de Ras Tanura, parallèlement au déploiement de nouveaux navires de la compagnie Bahri au large des côtes d’Oman. Les cargaisons arrivant par le détroit d’Ormuz peuvent ainsi être transbordées au large, afin de réduire les risques liés à la navigation dans cette zone stratégique.

Ces mouvements revêtent une importance particulière pour l’Arabie saoudite, compte tenu des risques qui pèsent sur ses voies d’exportation en mer Rouge, notamment en raison des attaques menées par les Houthis. Cette situation pousse les producteurs à rechercher des itinéraires alternatifs et à diversifier leurs routes d’exportation afin de maintenir les flux énergétiques.

 Un approvisionnement continu à un coût élevé

La poursuite des flux pétroliers ne signifie toutefois pas un retour à la normale pour le transport maritime. Bloomberg fait état de plusieurs incidents et attaques, dont certains n’auraient pas été signalés, ainsi que d’un risque accru de marées noires et de pertes humaines parmi les équipages.
  
 Selon ADNOC, 23 de ses navires ont été attaqués depuis le début du conflit alors qu’ils traversaient le détroit d’Ormuz, faisant un mort et 20 blessés parmi les membres d’équipage.

Le marché pétrolier semble ainsi confronté à un dilemme : les flux continuent, ce qui permet d’éviter une grave pénurie d’approvisionnement, mais ils empruntent des voies maritimes de plus en plus dangereuses. La stabilité des prix dépend donc largement de la capacité des producteurs à maintenir ces corridors ouverts, malgré les tensions persistantes autour de l’un des principaux passages d’énergie au monde.
  
 rkh/rb

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TAG:Christopher Wrightdétroit d’OrmuzLe secrétaire à l'Énergie des États-Unis
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