Bruxelles, (SANA) L’Union européenne envisage de geler temporairement le plafond des prix du pétrole russe, alors que la guerre américano-israélo-iranienne entre dans son quatrième mois, selon ce qu’a révélé l’agence Bloomberg.
L’UE maintient son plafond pétrolier actuel
L’agence a précisé que le bloc européen avait adopté l’an dernier un mécanisme dynamique permettant de fixer automatiquement le plafond des prix tous les six mois à un niveau inférieur de 15 % au prix moyen du marché du brut russe Oural.
Le plafond actuel est fixé à 44,10 dollars le baril et doit être révisé plus tard cet été. En vertu de ce plafond, les entreprises européennes ne sont pas autorisées à fournir des services tels que l’assurance ou le transport pour le pétrole vendu au‑dessus de ce prix.
Options envisagées
Avec la hausse des prix du pétrole due aux répercussions de la fermeture du détroit d’Ormuz, des experts estiment que la prochaine révision, prévue en juillet, pourrait relever le plafond à au moins 65 dollars, dépassant ainsi le seuil de 60 dollars fixé auparavant par le G7.
Le gel maintiendrait le plafond actuel, tandis que les États membres étudient d’autres options, notamment la suspension des augmentations dynamiques et automatiques jusqu’à la fin de l’année en raison des circonstances exceptionnelles au Moyen‑Orient, ou encore la fixation d’un plafond à 60 dollars, conformément au niveau défini par le G7.
Parmi les autres mesures examinées dans le cadre du nouveau paquet de sanctions européennes contre la Russie figurent des restrictions visant davantage de banques, de négociants en pétrole, de raffineries et d’opérateurs d’actifs numériques dans d’autres pays utilisés par Moscou pour contourner les sanctions du bloc.
Sanctions élargies contre les navires russes
Des sanctions devraient également être imposées à une vingtaine de pétroliers supplémentaires appartenant à la « flotte fantôme » sur laquelle la Russie s’appuie pour transporter son pétrole. Ces sanctions pourraient ensuite être étendues aux navires transportant du gaz naturel liquéfié, ce qui limiterait la capacité du Kremlin à constituer une flotte fantôme pour le GNL.
L’Union européenne a déjà sanctionné des centaines de navires et prévoit également de viser ceux qui fournissent des services aux pétroliers. Toutefois, il est peu probable que les nouvelles sanctions incluent une interdiction totale des services maritimes, certains États membres s’y opposant en raison de l’instabilité au Moyen‑Orient et exigeant que toute mesure de ce type bénéficie du soutien du G7.
am