Londres,(SANA) Le gouvernement britannique a proposé la création d’un marché unique des biens avec l’Union européenne, dans le but de réintégrer une partie de ses échanges commerciaux au sein du continent.
Toutefois, l’idée a été rejetée par Bruxelles, reflétant la persistance de relations complexes entre les deux parties depuis la sortie de Londres de l’UE dans le cadre du Brexit, entré en vigueur en 2020.
Selon un rapport du journal britannique The Guardian, Michael Elam, responsable au Cabinet Office pour les relations avec l’UE, a soumis cette proposition lors de récentes visites à Bruxelles afin de renforcer les liens économiques entre les deux parties.
Des sources européennes ont indiqué que l’UE a rejeté cette proposition, privilégiant plutôt des options comme une union douanière complète ou une harmonisation via l’Espace économique européen.
Des alternatives rejetées par Londres
Les options proposées se heurtent aux lignes rouges du Premier ministre Keir Starmer, qui exclut en 2024 tout retour du Royaume‑Uni à l’Union européenne, au marché unique ou à l’union douanière, et refuse également l’adhésion à l’Espace économique européen, celle‑ci impliquant la libre circulation des personnes.
Des responsables européens estiment que l’octroi de dispositions particulières au Royaume‑Uni pourrait encourager des mouvements populistes au sein des États de l’UE à réclamer les mêmes avantages, menaçant ainsi la cohésion du marché unique.
Un diplomate européen cité par The Guardian a affirmé que l’UE reste attachée à un principe fondamental : aucun pays non membre ne peut bénéficier d’un traitement plus favorable que les États membres.
Soutien britannique au rapprochement
La ministre britannique des Finances, Rachel Reeves, a souligné la nécessité stratégique de renforcer l’intégration économique avec l’UE, tandis que des sources britanniques indiquent que Bruxelles est ouverte à discuter d’un accès limité au marché unique dans certains secteurs comme l’alimentation, l’agriculture et l’énergie.
Le gouvernement britannique cherche également à conclure des accords couvrant notamment le secteur de l’acier et celui des véhicules électriques.
Il est à rappeler que le Royaume‑Uni a officiellement quitté l’Union européenne le 31 janvier 2020, avant d’entrer dans une période de transition qui s’est achevée le 31 décembre de la même année, au terme de laquelle l’accord du Brexit, régissant les nouvelles relations commerciales et économiques, a été adopté.
Ibi/ rf