Bruxelles, (Sana) Le Parlement européen et les États membres de l’Union européenne ont parvenu à un accord permettant d’appliquer l’accord commercial conclu avec les États‑Unis, afin de réduire les tensions commerciales croissantes entre les deux parties.
Selon l’AFP, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué l’accord, affirmant que l’Union « remplira bientôt ses engagements ».
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a également estimé que l’accord reflète l’engagement de l’Union européenne à honorer ses promesses.
Des négociations prolongées pour parvenir à un compromis
L’accord est intervenu après de longues négociations entre les représentants du Parlement européen et les États membres, avant d’aboutir à une formule de compromis permettant d’avancer dans la mise en œuvre de l’accord avec Washington.
Le ministre chypriote de l’Énergie, du Commerce et de l’Industrie, Michael Damianos, a déclaré que le maintien d’un partenariat transatlantique stable et équilibré verse dans l’intérêt des deux parties.
Mécanismes européens de protection
L’accord permet à l’UE de suspendre les avantages douaniers accordés aux États‑Unis en cas de non‑respect de l’accord ou de mesures discriminatoires
Il autorise également à Bruxelles d’adopter des mesures de sauvegarde en cas de hausse soudaine des importations américaines susceptible de causer de graves préjudices aux producteurs européens.
Concessions mutuelles et modification des modalités d’application
En contrepartie, le Parlement européen a accepté d’assouplir certaines de ses impératifs, en accordant aux États‑Unis un délai jusqu’à la fin de l’année pour supprimer les droits supplémentaires imposés sur les composants en acier, au lieu d’exiger leur suppression immédiate.
Une disposition qui conditionnait l’entrée en vigueur de l’accord à un engagement préalable et total de Washington a été supprimée, tandis que la clause relative à une éventuelle expiration de l’accord a été repoussée à la fin de l’année 2029.
Bernd Lange, président de la commission du commerce au Parlement européen, a affirmé que le Parlement était parvenu à instaurer un « filet de sécurité complet » dans le cadre de l’accord. De son côté, l’eurodéputée Anna Cavazzini a estimé que l’accord place l’Union européenne dans une position plus faible, même s’il pourrait contribuer à une certaine stabilité économique et à l’apaisement des tensions commerciales entre les deux parties.
Contexte de l’accord
Les parties européenne et américaine étaient parvenues, en juillet dernier, à un accord prévoyant l’imposition de droits de 15 % sur la plupart des produits européens. Toutefois, l’Union n’avait pas finalisé sa part en supprimant les droits appliqués à la majorité des importations américaines, ce qui avait suscité le mécontentement de Donald Trump.
Donald Trump avait averti que l’Union serait confrontée à des droits « bien plus élevés » en cas d’absence d’accord, promettant d’augmenter les taxes sur les voitures et camions européens de 15 à 25 %.
Ib.i./R.B.