Paris, (SANA) L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a averti ce mardi que la poursuite de la guerre américano israélienne – iranienne rendrait la crise énergétique encore plus grave, en raison de la hausse des coûts du pétrole et de la baisse des approvisionnements.
La BBC a rapporté les propos du directeur exécutif de l’agence, Fatih Birol, selon lesquels, malgré une baisse depuis un niveau dépassant 100 dollars le baril, les prix du pétrole restent supérieurs de 36 % à ce qu’ils étaient avant le déclenchement de la guerre le 28 février dernier, avertissant que « la situation pourrait devenir pire ».
Birol a expliqué que le mois d’avril pourrait connaître une détérioration plus importante, car les cargaisons de mars avaient été chargées bien avant la crise, alors qu’aucune cargaison n’a été chargée en avril, soulignant que plus la perturbation dure, plus le problème devient dangereux.
Il a rappelé que les 32 États membres de l’AIE avaient approuvé en mars dernier le retrait de 400 millions de barils de leurs réserves pour alléger les contraintes d’approvisionnement.
Birol avait exprimé hier l’espoir qu’aucun retrait supplémentaire des réserves mondiales ne soit nécessaire, affirmant que l’agence est prête à agir si le « choc énergétique » provoqué par la guerre l’exige.
R.S/ M.Ch.