Damas, (SANA) Le ministre syrien des Finances, Mohammed Barniyeh, a affirmé que le retour de la Jazira sous la souveraineté de l’État syrien constitue une étape d’une importance capitale, non seulement sur les plans politique et social, mais aussi sur les plans économique et financier.
Dans une interview exclusive à SANA, Barniyeh a dit : « Nul n’ignore l’impact positif du retour de la Jazira syrienne dans le giron de la patrie et de l’unification de la géographie syrienne, ainsi que ses répercussions sur les ressources financières de l’État, sur le budget général et sur les plans de financement des projets et de la reconstruction, en plus de la joie que cette étape apporte à tous les Syriens ».
Il est impossible de penser au développement et aux projets alors qu’une partie du territoire syrien est soumise à des groupes radicaux, a expliqué Barniyeh.
Il a indiqué que le retour de la Jazira à ses habitants syriens, qui souhaitent voir leur pays uni et stable, revêt une importance majeure.
Et Barniyeh d’ajouter : « Aujourd’hui, avec le retour de la Jazira syrienne, nous adressons un message très important à tous les investisseurs, à l’intérieur comme à l’extérieur, que la Syrie sera stable et unifiée ».
Il a souligné que la priorité de l’État est le citoyen syrien et l’amélioration de ses conditions de vie, en avançant rapidement vers un développement global dans toutes les régions et gouvernorats.
Concernant les ressources financières, Barniyeh a indiqué que le ministère des Finances avait travaillé en 2025 avec une grande prudence pour contrôler les dépenses publiques, en particulier les dépenses d’investissement, en adoptant une gestion rationnelle et prudente des fonds publics. Les dépenses ont été effectuées selon les ressources disponibles et, malgré les besoins importants, un léger excédent budgétaire a été réalisé, le premier depuis près de quatre décennies.
« Aujourd’hui, avec le retour de la Jazira syrienne et les richesses qu’elle possède, telles que le pétrole, le gaz, l’eau, les ressources agricoles et animales, ainsi que le tourisme, l’État sera alimenté par des ressources financières supplémentaires. Cela contribuera à offrir une marge budgétaire, non pas confortable, mais qui permettra de sortir de la pression liée au manque de ressources » a -t-il indiqué.
Il a souligné que cela renforcerait la capacité d’expansion des dépenses d’investissement dans des domaines dont la Syrie a un besoin urgent, tels que les infrastructures, les services essentiels, l’énergie, la santé et l’éducation. Il a précisé que la disponibilité des ressources doit s’accompagner d’une capacité à bien les gérer et à en maximiser les bénéfices, ce qui constitue le plus grand défi.
ib.i/ M.Ch.