Damas, (SANA) Inauguré au Centre national des arts visuels à Damas, le Salon syrien annuel des arts visuels « L’art a un impact 2026 » réunit quelque 200 artistes et met en lumière sur les traits de la nouvelle identité et de la mémoire syriennes.
S’étendant sur quatre jours, le salon présente des étapes de la scène visuelle syrienne durant les années de la révolution à travers des œuvres de peinture, sculpture, céramique, gravure, photographie, arts numériques et nouveaux médias.
Renversement du despotisme et début du rétablissement du savoir
Le ministre de la Culture, Mohammad Yassin Saleh, a souligné que l’importance du salon réside dans la diversité de ses œuvres et de ses expériences humaines et culturelles, qui reflètent la richesse de la mémoire syrienne et de celle de la révolution.
Il a indiqué que le salon est ouvert à tous les artistes et accueille des participants de différents pays.
« Les Syriens ont entamé une nouvelle phase de renouveau après l’élimination des symboles du despotisme, leur permettant d’exprimer la vision de leur pays dans sa diversité culturelle, civilisationnelle et artistique », a-t-il affirmé.

Il a souligné le rôle de la culture dans la construction de l’avenir, le soutien aux jeunes et la promotion de leur créativité.
Le directeur de la Direction des beaux-arts, Wassim Abdel Hamid, a indiqué que le salon soutient le mouvement des arts plastiques en Syrie en offrant aux artistes un espace pour présenter leurs œuvres au public.

Il a précisé que l’intitulé « L’art a un impact 2026 » ouvre la voie à différentes formes d’expression, partant de la conviction que l’art permet de transmettre au public les idées, les sentiments et les préoccupations des artistes.
Soutien international aux plateformes de libre expression
La directrice de l’Institut du monde arabe à Paris, Anne-Claire Legendre a estimé que le salon reflète la diversité de la scène artistique syrienne et offre aux artistes un nouvel espace de libre expression à travers leurs œuvres.
Elle a affirmé le soutien de l’Institut aux artistes syriens, privés durant des années de la possibilité de faire connaître leurs œuvres et leurs expériences et de faire entendre leurs voix au monde.

Le rôle de l’art dans le rétablissement de la société
Le responsable artistique Khaled Barakeh a estimé que le salon intervient dans une phase de rétablissement de la scène artistique syrienne, marquée par le retour des artistes et des espaces culturels dans la reconstruction de la vie culturelle.
Il a ajouté que l’art contribue à combler les vides laissés par les années passées et à ouvrir un nouveau dialogue au sein de la société.
Le salon constitue également un projet national visant à documenter le mouvement des arts plastiques et une plateforme réunissant les artistes, tout en instaurant une tradition annuelle consacrée aux arts visuels.





Ib.i. / L.a.