Damas, (SANA) Sur un mur sur le lieu du Festival international de la poésie arabe à Damas, se trouvent des proverbes populaires hérités par les Syriens de leurs ancêtres, ainsi que des proverbes et des dictons transmis de génération en génération.
Le ministère de la Culture œuvre à intégrer ce contenu dans un projet officiel de documentation, en vue de préparer un dossier destiné à être soumis à l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) afin de l’inscrire sur les listes du patrimoine culturel immatériel.
Le ministère a aménagé un espace interactif au festival de Damas, à l’Opéra, invitant les visiteurs à consigner leurs proverbes, puis à les accrocher sur un mur portant leurs noms, dans une initiative alliant valorisation du patrimoine et participation communautaire à sa préservation.

L’importance de l’initiative réside dans le fait que proverbes, poèmes et récits ne sont pas de simples textes, mais des moyens de savoir, de mémoire et de valeurs entre les générations.
L’UNESCO considère ces proverbes, poèmes et récits comme un patrimoine oral dont la sauvegarde repose sur leur transmission continue et l’implication des communautés qui en sont les porteuses.
Les contributions des visiteurs rejoignent le processus de documentation
Un des volontaires au ministère, a indiqué que l’espace interactif vise à associer le public à la documentation du patrimoine oral en recueillant des proverbes, des dictions destinés à être intégrés au rapport du ministère.
Il a souligné que l’intérêt des visiteurs reflète l’ancrage de cet héritage dans leurs environnements et leurs mémoires.
Cette participation communautaire se conforme sur les principes de sauvegarde du patrimoine immatériel, qui placent ses porteurs au cœur des processus de documentation, tandis que la Direction du patrimoine populaire prépare les dossiers de candidature liés à la Convention de l’UNESCO de 2003.
De la mémoire personnelle à la valeur nationale
Une des particpantes à cet festival a salué cette initiative, qui préserve les expressions orales héritées et rappelle des poètes syriens marquants.
Elle estime que rassembler ces contributions dans un document culturel leur donne une portée nationale et aide les générations futures à saisir une part de la langue et de l’imagination syriens.

La démarche permet aussi d’observer la diversité des formes orales selon les régions et les dialectes, essentielle au caractère vivant du patrimoine immatériel.
Le festival de poésie élargit l’espace de la mémoire
Ce coin adrese un message au festival international de la poèsie arabe et lui donne une dimension plus élargie, en passant de la célébration de la poésie à la collecte des expressions héritées.
La fresque transforme le visiteur en partenaire de documentation, faisant passer ces expressions de la mémoire orale à un registre étudiable et préservable, reliant ainsi l’héritage des ancêtres aux efforts de sa transmission comme patrimoine vivant.
Ib.i./ L.a.