Damas, (SANA) Le premier Festival international de la poésie arabe a débuté dimanche à la Maison de l’Opéra à Damas avec la participation de 55 poètes, écrivains et conférenciers venus de 16 pays arabes.
Damas et la poésie… un souvenir renouvelé
Cet événement culturel, qui se déroule jusqu’au 7 août, contient des lectures de poésie, des conférences et des spectacles artistiques et culturels.
La cérémonie d’ouverture a commencé par une présentation intitulée « Damas et la poésie » montrant les liens historiques étroits entre la ville et la poésie arabe et comprenant des poèmes célébrant Damas, sa beauté, son riche patrimoine et son importance culturelle.
Damas retrouve son statut de phare de la poésie
Dans son discours d’ouverture, le ministre de la Culture, Mohammad Yassin Al-Saleh, a affirmé que le festival marque le retour de Damas à son statut de berceau de la poésie et de vitrine de la culture arabe.
Il a ajouté que le festival ouvre ses portes aux poètes de Syrie et du monde arabe afin de célébrer la liberté d’expression et le rôle de la poésie dans la formation de la conscience et de l’identité.
Le ministre a souligné que le lien entre Damas et la poésie est toujours indéfectible malgré les tentatives de déformer son image et de l’isoler de son contexte culturel.
Il a considéré le festival comme un premier pas vers l’établissement de nouvelles traditions culturelles qui permettront à la poésie arabe de retrouver toute sa place.
Il a expliqué que le festival rend hommage à un certain nombre de personnalités culturelles et littéraires arabes, notamment le poète libanais Shawqi Bazih, en reconnaissance de sa position rejetant les crimes du régime déchu et des milices qui lui sont alliées contre le peuple syrien, le critique syrien Khaldoun Al-Shamaa, qui a souffert de l’exil en raison de ses positions anti-dictatures, en plus du critique saoudien Abdullah Al-Ghathami, de la poète koweïtienne Souad. Al-Sabah, le poète et écrivain qatari Hassan Ali Al-Naama, le poète koweïtien Michaal Al-Zoubi et la personnalité médiatique et poète qatarie Ali Al-Masoudi.
Al-Saleh a dévoilé des initiatives visant à soutenir le mouvement poétique, dont l’ouverture de la participation au prix Al-Burda Al-Shamiyya, le lancement du prix de l’Épée de Damas pour la poésie arabe et la finalisation du site web du Diwan des poètes syriens pour documenter les expériences des poètes syriens à travers les âges.
La poésie unit la mémoire et l’espoir à Damas
Pour sa part, le directeur du festival, le poète Anas Al-Dughaim, a décrit le retour de la poésie et des poètes à Damas après la libération comme le retour de l’âme au corps, soulignant que la rencontre des poètes arabes à Damas réaffirme sa présence dans la conscience de la culture arabe.
La cérémonie s’est conclue par un discours de Khalid Fath Al-Rahman, directeur du Centre pour le dialogue civilisationnel de l’Organisation islamique mondiale pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO), dans lequel il a affirmé que le festival renouvelait le lien historique entre Damas et la poésie, et contribuait à restaurer les composantes de l’identité culturelle arabe et à lutter contre le déclin de la créativité face à la tyrannie des moyens de communication modernes.
« Damas mérite un festival international à la hauteur de son rôle dans l’accueil et l’inspiration des poètes », a-t-il conclu.
Cette manifestation poétique confirme que Damas est toujours le symbole culturel et spirituel pour la plupart des poètes arabes.
L.Arfi
