Damas, ( SANA) Dans le cadre de la Semaine des arts littéraires et de la poésie, le Centre culturel arabe d’Abou Roumaneh à Damas a accueilli samedi la cérémonie de signature du recueil Je passe deux fois par la mort de la poétesse Fayza Al‑Houaydi, en présence d’un groupe d’écrivains, de poètes et d’amateurs de culture.
Publié récemment par les Éditions Kanaan, le recueil offre une expérience poétique inspirée de l’exil et de ses transformations humaines et sociales, revisitant une période de l’histoire syrienne contemporaine à travers une vision littéraire nourrie par l’imaginaire artistique.
La naissance de la poésie à partir de la douleur
Dans sa déclaration à SANA, la poétesse Al‑Houaydi a indiqué que ce recueil est sa première expérience poétique, inspirée des débuts de la crise syrienne et de ses arrestations, déplacements et destructions, qui ont profondément marqué son vécu.
Elle a ajouté que ce livre libère ce qui bouillonne en elle et chez les autres, et qu’elle prépare un second ouvrage intitulé Restes de café.
Une expérience poétique nourrie par la mémoire et la douleur humaine
Le recueil, composé de 66 pages, réunit des textes sur les martyrs, le déplacement, l’arrestation et le déplacement.
Al‑Houaydi y aborde ces thèmes dans une langue poétique fondée sur l’image et la mémoire individuelle et collective, cherchant à saisir la perte, la nostalgie et l’exil, et à montrer comment la poésie transforme la douleur en espace de réflexion et de dialogue.

La culture comme espace de dialogue et de créativité
La cérémonie de signature a offert un espace d’échange entre l’auteure et le public autour des thèmes du recueil et de son expérience créative.
Les discussions ont souligné le rôle de la littérature dans l’observation des transformations humaines et sociales, tandis que la lecture d’extraits a mis en valeur la richesse des images poétiques et des formes expressives.
Les participants ont souligné l’importance de poursuivre les activités culturelles permettant aux créateurs de présenter leurs expériences, de renforcer la dynamique culturelle et de consolider les valeurs de créativité et d’ouverture sur les différentes formes d’expression littéraire.
La signature ce recueil s’inscrit dans la Semaine des arts littéraires et de la poésie, soulignant le rôle des institutions culturelles dans le soutien à la création littéraire syrienne et dans l’ouverture d’un espace d’échange entre auteurs et public, renforçant ainsi la culture comme lieu de dialogue et de préservation de la mémoire.

Ib.i./mch