Damas,( SANA) Lors de leur première visite à Palmyre, les colonnes monumentales, les temples antiques et la vie des habitants de la badiya, marquée par l’hospitalité, la solidarité et des traditions héritées, ont attiré l’attention des chercheuses Larissa Lavintio et Makda Pantelidou.
Cette expérience a laissé une profonde empreinte sur elles et transformé leur intérêt scientifique pour l’archéologie en un attachement humain et culturel à la Syrie et à son patrimoine.
Les deux chercheuses estiment que la Syrie, riche par ses sites archéologiques, ses villes historiques et son héritage bédouin authentique, constitue une destination scientifique et culturelle essentielle pour les spécialistes de l’histoire et de l’anthropologie. Elles soulignent la nécessité de protéger ce patrimoine et de renforcer sa présence dans les programmes de tourisme culturel.
Palmyre change le parcours d’une chercheuse américaine
La chercheuse américaine Larissa Lavintio raconte à SANA que sa relation avec la Syrie a commencé en 2000 lorsqu’elle est venue y poursuivre ses études en archéologie.
Sa première visite à Palmyre a constitué un tournant majeur qui a modifié son parcours.
Elles ont ajouté que les vestiges découverts et la vie sociale des communautés bédouines lui ont révélé une société soudée, généreuse et attachée à ses valeurs.

Elle a fait noter que son expérience en Syrie lui a permis de mieux comprendre l’histoire de la région et la succession des civilisations, estimant que les sites archéologiques syriens forment un registre unique de l’humanité.
Lavintio considère que la cohésion sociale et l’hospitalité des habitants du désert sont essentielles pour la continuité de leur identité culturelle, ce qui l’encourage à inviter chercheurs et visiteurs étrangers à découvrir le patrimoine syrien.
La désert syrien rapproche deux cultures éloignées
La chercheuse grecque Makda Pantelidou explique que son intérêt pour l’héritage bédouin syrien remonte à plusieurs années et s’est approfondi après son mariage avec un habitant de la badiya de Palmyre, ce qui lui a permis de découvrir directement les coutumes locales.
Elle souligne que la vie sociale dans le désert syrien présente des similitudes avec certaines traditions de l’est de la Grèce, notamment en matière d’hospitalité et de cohésion communautaire, renforçant ainsi son sentiment du rapprochement culturel entre les deux peuples.

Pantelidou affirme que son expérience quotidienne au sein de la communauté bédouine lui a révélé la profondeur des valeurs humaines qui structurent les relations, telles que le respect de l’hôte, la solidarité et la préservation des liens familiaux et sociaux.
Les antiquités de la Syrie attendent le retour des visiteurs
Elle a fait savoir que Palmyre renferme des trésors archéologiques parmi les plus importants au monde et appelle à poursuivre les efforts de protection et à réintégrer la cité dans les programmes touristiques et culturels.
Elle a émis l’espoir de voir le secteur touristique syrien se développera davantage afin d’attirer chercheurs et visiteurs.
Les deux chercheuses estiment que l’intérêt croissant des spécialistes étrangers au patrimoine syrien reflète sa valeur scientifique et civilisationnelle et que la protection de cet héritage doit englober la sauvegarde des monuments, la préservation des traditions et des savoirs populaires, ainsi que le renforcement de la coopération avec les universités et les institutions culturelles.



Ib.i. / L.a.