Damas, (SANA) Dans une ambiance animée par les sonorités du violon, du piano et des répétitions orchestrales, l’Académie YES a lancé ce dimanche son programme de formation dans les salles du Patriarcat syriaque orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, à Bab Touma, à Damas. Le lieu s’est ainsi transformé en un véritable espace de création musicale, animé par la passion et l’esprit d’innovation.
Ce programme intensif, d’une durée de 11 jours, réunit 56 jeunes musiciens âgés de 15 à 26 ans. Il vise à perfectionner leurs compétences artistiques, à les ouvrir à diverses expériences musicales et culturelles, et à renforcer leurs capacités d’interprétation, tant individuelles que collectives.
Le programme comprend des répétitions orchestrales, des ateliers spécialisés consacrés au piano, à la composition musicale, au jazz et à l’improvisation, ainsi que des cours individuels destinés à développer les aptitudes des participants en interprétation, composition et travail collectif.
Dans une déclaration à SANA, le responsable du projet de l’Académie YES en Syrie, John Ferguson, a indiqué que les participants avaient été sélectionnés selon des critères artistiques rigoureux afin d’offrir aux jeunes talents les meilleures conditions pour développer leur potentiel et élever leur niveau artistique.
La musique comme pont entre les cultures
Le directeur exécutif de l’Orchestre symphonique d’Elgin à Chicago et codirecteur du projet, Mark Thayer, a expliqué que ce programme vise non seulement à enseigner la musique, mais aussi à favoriser les échanges culturels et à tisser des liens solides avec les jeunes Syriens.
Selon lui, l’exposition des participants à différents styles musicaux permet aux formateurs et aux étudiants de découvrir leurs cultures respectives et de nouer des amitiés fondées sur une passion commune pour la musique.
De son côté, le coordinateur du projet de l’Académie YES en Syrie, André Maqdissi, a souligné que la musique dépasse sa dimension artistique pour devenir un véritable outil éducatif et culturel. Elle contribue, a-t-il indiqué, à développer la créativité des jeunes, à renforcer les valeurs d’appartenance et d’esprit d’équipe, tout en leur offrant un espace d’expression personnelle.
M. Maqdissi a également affirmé que l’Académie constitue une plateforme destinée à former une nouvelle génération de musiciens et de compositeurs capables de porter des projets créatifs et d’enrichir la scène culturelle syrienne grâce à une formation fondée sur des méthodes pédagogiques modernes. Il a enfin insisté sur le fait que la musique est un langage universel capable de bâtir des ponts entre individus et sociétés.
Les rêves deviennent des mélodies
Les témoignages des participants illustrent l’impact à la fois artistique et humain du programme. Pour Samaa Eddine Saïd, les ateliers de composition musicale ont permis de concrétiser un rêve en lui offrant l’occasion d’acquérir les bases de l’écriture musicale et de développer ses propres idées créatives. Il nourrit désormais l’ambition de composer sa première œuvre.
De son côté, Yasmine Daliqan estime que l’académie représente une opportunité précieuse de se former auprès d’experts internationaux et de perfectionner tant ses compétences individuelles que son jeu au sein d’un orchestre.
Quant à Talal Saïdaoui, il souligne que l’intensité des entraînements contribue à renforcer sa maîtrise instrumentale tout en lui ouvrant de nouvelles perspectives pour poursuivre sa passion pour la musique.
Des mélodies qui façonnent l’avenir
À travers son programme de formation, l’Académie YES ambitionne de découvrir et développer les jeunes talents musicaux, de former une nouvelle génération capable de porter des projets créatifs et de contribuer au dynamisme de la scène culturelle syrienne. Elle entend également faire de la musique un vecteur de dialogue et de rapprochement entre les cultures.







rkh/mch