Damas (SANA) L’Oud, roi des instruments de musique dans le monde arabe était au centre d’un événement patrimonial intitulé « L’oud damascène… Identité », organisé dans le cadre de la Semaine du patrimoine immatériel par la Direction de la culture de Damas en collaboration avec le ministère de la Culture.
Cet événement visait à promouvoir le patrimoine culturel syrien et à mettre en lumière l’artisanat traditionnel qui y est associé.
Histoire de l’oud damascène et évolution de son artisanat
L’événement comprend une conférence sur l’histoire de l’oud et l’évolution de son artisanat, ainsi qu’une exposition des ouds damascènes présentant les étapes de leur fabrication et leurs techniques de façonnage.
Des prestations musicales du joueur de l’oud et chanteur Majed Hamawi étaient également au programme.
Dans une déclaration à l’agence SANA, le chercheur en folklore et en culture matérielle et immatérielle Mohammad Dabbour, a expliqué que l’événement portait sur le développement de l’oud syrien et ses luthiers et joueurs les plus célèbres, soulignant que l’exposition permet aux visiteurs de découvrir les détails de la fabrication de l’oud damascène grâce à des modèles démontables et remontables.
Dabour a indiqué que l’objectif principal est de mettre en relief l’importance de préserver le patrimoine matériel et immatériel, en tant que partie intégrante de l’identité culturelle arabe.
Faire revivre le patrimoine musical et promouvoir la présence de l’oud arabe
L’artiste Majed Al-Hamawi a indiqué que sa participation s’est traduite par la présentation d’un recueil de pièces de musique et d’improvisations inspirées du patrimoine musical arabe.
Il a souligné que de telles activités favorisent la présence de l’oud arabe authentique et encouragent les nouvelles générations à renouer avec les chants traditionnels, les muwashahat et autres formes d’art vocal traditionnel.
Bachar Jawdat Halabi, fabricant de l’oud de Damas, a également passé en revue l’histoire de la fabrication de l’oud de Damas et ses caractéristiques artistiques, expliquant que l’ événement abordait le développement de l’instrument à cordes à travers les âges, ainsi que les différences entre l’oud de Damas et les autres ouds en termes de forme, de structure et de sonorité.
Halabi a révélé qu’il travaillait depuis plusieurs années à la restauration d’anciens ouds, dont l’un date de 1881, soulignant que ces expériences avaient contribué à raviver l’intérêt pour l’oud damascène après son déclin depuis le mi-siècle dernier.




Wh/ L.a.