Damas, (SANA) Les activités du Festival des Journées de la culture kurde se sont achevées ce dimanche soir à Damas, après cinq jours de représentations artistiques placées sous le patronage du ministère de la Culture. Les troupes Aşti et Lamasat ont présenté des tableaux musicaux et des danses folkloriques mettant en valeur les traits du patrimoine kurde au sein de la diversité syrienne, allant des danses traditionnelles aux performances rythmiques improvisées reflétant la présence authentique de la culture kurde dans l’identité syrienne.
Déclarations du superviseur de l’événement
Idris Mourad, superviseur de l’événement, a déclaré à SANA que ce festival représentait un rêve devenu réalité pour la première fois sur scène, offrant une expression syrienne authentique mêlant conférences, théâtre, cinéma et art kurde. Il a souligné la forte interaction du public dans la salle et sur les réseaux sociaux, témoignant du succès de l’expérience et de l’absence de barrières linguistiques entre les Syriens et leurs diverses cultures.
La culture syrienne comme une « pierre précieuse multicolore »
Mourad a décrit la culture syrienne comme une pierre précieuse multicolore, insistant sur la nécessité pour les Syriens de découvrir les patrimoines les uns des autres, estimant qu’il n’est pas acceptable qu’un habitant d’une région ignore la culture d’une autre au sein du même pays.
Propositions d’élargissement du volet littéraire
Concernant les propositions d’élargir le volet littéraire du festival, Mourad a expliqué que la préparation avait duré quatre mois, coïncidant avec la Journée de la langue kurde, qui englobe théâtre, cinéma, poésie et arts. Il a souligné que le festival avait réussi à donner à cette occasion un élan sans précédent dans le pays après des années de marginalisation.
Témoignages des artistes et participants
Mohammad Sayyah Abdelal, superviseur de la troupe Lamasat, a souligné le rôle de ces événements dans le renforcement de l’harmonie et de l’affection entre les Syriens et dans la réduction des écarts culturels. L’acteur et metteur en scène Abduljabbar Habib a exprimé sa joie de représenter la langue kurde sur une scène damascène pour la première fois depuis des décennies, affirmant que l’art a la capacité de rassembler les cœurs.
Avis du public
Parmi les spectateurs, Malek al-Fawaz a estimé que le festival était riche et de grande qualité, appelant à augmenter le nombre d’activités. Yasmine Suleiman a demandé une amélioration des aspects techniques, notamment de l’alimentation électrique, afin d’éviter les pannes survenues lors de certaines représentations.
Contexte du lancement du festival
Les activités du festival avaient débuté mercredi dernier en célébration de la langue kurde et de son héritage culturel, à travers un programme artistique et culturel présentant pour la première fois à Damas diverses expériences kurdes dans la littérature et les arts.






AM.