(Damas) Les questions de présence et d’autonomisation de la Femme a été au fond des débats culturels lors de l’Edition exceptionnelle du Salon international du livre de Damas, qui s’est achevé hier, lundi.
Les rencontres et dialogues intellectuels ont largement abordé le rôle de la Femme dans la vie culturelle et politique, ainsi que l’importance de renforcer leur participation à la reconstruction de l’État, en s’appuyant sur leurs compétences, en partenariat avec la communauté.
L’analyste politique Bassel Kwaifi a déclaré à l’agence SANA que le Salon a permis de mettre en lumière le rôle des femmes dans la vie publique, étant donné qu’elles représentent plus de la moitié de la société.
Il a souligné la nécessité de passer d’une présence symbolique à une participation active dans les divers domaines, au sein d’une structure sociale de partenariat.
Kweifi a indiqué que les femmes ont prouvé leur capacité à contribuer à l’élévation du niveau de la société sur les plans culturel, économique, politique et social, insistant sur le fait que la nouvelle Syrie a besoin des efforts concertés de toutes les énergies dans la prise de décision politique et sur diverses questions, tout en adoptant le critère de compétence dans la construction de l’État, que ce soit pour les hommes ou les femmes.
Élargissement de l’ampleur de la participation
Sur le plan culturel, Kuwaifi a mis l’accent sur la présence historique de la littérature féminine, notamment en poésie, ce qui est manifesté dans les proverbes et dictons circulant dans les vieux quartiers, où les femmes contribuaient à exprimer la réalité dans les moments de joie comme dans les moments de peine.
De son côté, le militant politique Jalal Ali Al-Sulaiman a insisté sur l’importance d’accroître la participation des femmes aux syndicats professionnels et aux partis politiques, soulignant la nécessité d’adopter des mécanismes garantissant une influence effective et de mobiliser la société civile afin de renforcer le partenariat communautaire dans la construction nationale.
Autonomisation progressive et participation active
L’activiste communautaire Bassel Taqi Addin a estimé que l’autonomisation politique des femmes exige un processus éducatif progressif.
Il a appelé à la création de partis offrant une véritable représentation féminine, dépassant le simple concept de « quotas » pour garantir une participation effective au niveau national.
De son côté, l’activiste communautaire Ahmad Cheikh a fait noter que la phase de transition nécessite une vie politique fondée sur une participation inclusive.
Il a mis l’accent sur l(importance de l’autonomisation des femmes au sein des partis, du parlement et des élections pour renforcer leur présence dans les institutions étatiques et leur permet de faire entendre leurs préoccupations spécifiques.
Il convient de noter que le programme du Salon international du livre de Damas, qui a commencé à accueillir des visiteurs le 6 février, était riche en conférences, séminaires, soirées de poésie et séances de dédicaces, avec une forte affluence et une interaction remarquable de la part des visiteurs.
L.Arfi