En utilisant ce site, vous acceptez la politique de confidentialité et les conditions d’utilisation.
Accepter
Agence Arabe Syrienne de Presse (SANA)
  • Dernières nouvelles
  • Syrie
  • Économie
  • La Syrie et le Monde
  • International
  • Sport
Reading: L’économie syrienne : entre priorités de relance et défis de la reconstruction
  • AR
  • EN
  • TR
  • ES
  • KU
  • Culture
  • Vidéo
  • Photos
  • Divers
Urgent:
Arrestation de l’auteur du massacre d’al-Tadamon à Damas le criminel Amjad Youssef
Le Club des prisonniers : plus de 100 arrestations en Cisjordanie depuis le Ramadan
Agence Arabe Syrienne de Presse (SANA)Agence Arabe Syrienne de Presse (SANA)
  • Dernières nouvelles
  • Syrie
  • Économie
  • La Syrie et le Monde
  • International
  • Sport
Search
  • Dernières nouvelles
  • News Categories
    • Présidence
    • Rebâtir la Syrie
    • Tournée en Syrie
    • La Femme Syrienne
    • La Syrie et le Monde
    • Photos
  •  Langues
    • العربية
    • English
    • Türkçe
    • Español
    • Kurdî
Suivez-nous
Agence Arabe Syrienne de Presse (SANA) > Dernières nouvelles > Dernières nouvelles > L’économie syrienne : entre priorités de relance et défis de la reconstruction

L’économie syrienne : entre priorités de relance et défis de la reconstruction

Publié: 2026/04/23 5:01 PM
Mis à jour: 2026/04/23 5:01 PM
economie syrienne Agence Arabe Syrienne de Presse (SANA)
L'économie syrienne et les défis de la reconstruction

Damas, (SANA) Le gouvernement syrien s’attache à réintégrer le pays dans les systèmes politiques et économiques internationaux, dans le cadre d’une stratégie visant à mettre fin à des décennies de sanctions et d’isolement.

Malgré les affirmations des autorités selon lesquelles la phase la plus difficile est passée, la Syrie est toujours confrontée à de profonds défis structurels hérités d’une guerre de quatorze ans qui a causé des dommages considérables aux infrastructures, au logement, à l’énergie, à l’industrie, à l’agriculture et aux communications.

Stratégie gouvernementale et positionnement international

Le président Ahmad al-Charaa a réaffirmé l’engagement de l’État à rétablir la place de la Syrie sur la scène internationale.

Lors de sa participation au Forum diplomatique d’Antalya le 17 avril, il a souligné que la politique étrangère syrienne repose sur l’équilibre et la neutralité.

« La Syrie cherche à jouer un rôle de médiateur entre les grandes puissances plutôt que de s’allier à un quelconque bloc », a-t-il assuré.

Il a également souligné la nécessité de renforcer les relations avec les États-Unis, la Russie, la Chine et les pays européens, en mettant l’accent sur le passage des conflits à l’investissement et à la coopération économique.

Coût de reconstruction

La reconstruction représente le plus grand défi pour l’économie syrienne.

Selon un rapport de la Banque mondiale publié en octobre dernier et intitulé « Évaluation des dommages matériels et de la reconstruction en Syrie (2011-2024) », le coût de la reconstruction de la Syrie est estimé, selon l’estimation la plus prudente, à environ 216 milliards de dollars, soit près de dix fois le PIB prévu en 2024.

Le rapport explique que ces coûts sont répartis entre les principaux secteurs, les infrastructures (énergie, transports et eau) représentant environ 82 milliards de dollars, le logement 75 milliards de dollars et les bâtiments non résidentiels 59 milliards de dollars, notant que les gouvernorats d’Alep et de Damas rural ont besoin de la plus grande part des investissements de reconstruction. 

Le rapport estime que la guerre a endommagé environ un tiers de la capitale syrienne avant 2011, les dégâts matériels directs aux infrastructures et aux bâtiments résidentiels et non résidentiels étant estimés à environ 108 milliards de dollars.

Il précise que les infrastructures, qui représentent 48 % du total des dommages (52 milliards de dollars), ont été prises en compte dans cette évaluation, suivies des bâtiments résidentiels (33 milliards de dollars) et des bâtiments non résidentiels (23 milliards de dollars).

Le rapport indique qu’en termes de dégâts totaux, les gouvernorats d’Alep, de la banlieue de Damas et de Homs sont les plus touchés, et prévoit que les coûts de reconstruction des infrastructures endommagées se situeront entre 140 et 345 milliards de dollars.

Alléger les sanctions et relancer les efforts diplomatiques

Les efforts diplomatiques syriens ont contribué à la levée des sanctions américaines et européennes, ce qui a amélioré les perspectives économiques.

L’abrogation de la loi César a également levé les principaux obstacles aux investissements étrangers, contribuant ainsi à améliorer le cadre juridique et financier des opérations de reconstruction.

L’Union européenne a récemment commencé à prendre des mesures en vue de normaliser ses relations, la chef de la diplomatie européenne, Kaya Kallas, a annoncé cette semaine que la Commission européenne avait proposé de reprendre l’accord de partenariat avec la Syrie signé en 1978, ce qui témoigne d’une tendance internationale à réintégrer progressivement la Syrie dans l’économie mondiale.

Réformes financières et soutien international

Le gouvernement syrien s’efforce de mettre en œuvre des réformes visant à reconstruire les institutions financières et à rétablir la stabilité économique, en coopération avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.

Dans ce contexte, la Banque mondiale a alloué une subvention de 146 millions de dollars au secteur de l’énergie, une autre de 200 millions de dollars au financement de projets d’infrastructure ferroviaire, ainsi qu’une subvention de 20 millions de dollars pour renforcer la gouvernance financière publique.

Politique fiscale et perspectives budgétaires

Le ministre des Finances, Mohammad Yasser Barnyeh, a déclaré cette semaine lors d’une session de dialogue à l’Institut du Moyen-Orient à Washington que le gouvernement avait hérité de l’ancien régime des institutions faibles, des capacités administratives limitées et un système financier quasi paralysé caractérisé par la corruption et un manque de transparence.

Il a expliqué que le gouvernement se concentrait sur la reconstruction des infrastructures, le rétablissement des services de base et l’évitement du financement en espèces afin de maintenir la stabilité macroéconomique.

Malgré ces difficultés, la Syrie a enregistré un excédent budgétaire en 2025, signe de discipline budgétaire.

En revanche, le gouvernement prévoit un déficit de 1,8 à 2 milliards de dollars en 2026, en raison d’une augmentation des dépenses dans les secteurs sociaux, tels que l’éducation, la santé et la protection sociale.

Le ministre a expliqué que les dépenses sociales représentent environ 40 % du budget, notant que le salaire minimum a été relevé de 17 $ à 110 $.

Renforcer la confiance et réformer les institutions

Rétablir la confiance entre l’État et le secteur privé est une priorité absolue, après des années de dégradation de ces relations.

Le ministre Barniyeh a affirmé que le gouvernement s’efforce de promouvoir une élaboration des politiques participative en associant le secteur privé, les milieux académiques, la société civile et les médias, dans le but d’améliorer la transparence et la redevabilité.

Stratégie de la banque centrale et stabilité monétaire

La Banque centrale de Syrie joue un rôle essentiel dans le rétablissement de la stabilité économique du pays, qui a hérité un système monétaire fragmenté souffrant d’une grave pénurie de liquidités et de l’absence d’un cadre de politique monétaire efficace.

Le gouverneur de la banque, Abdul Qader Al-Husriyah, a expliqué que des travaux sont en cours pour reconstruire les outils de politique monétaire, moderniser les systèmes de paiement et rétablir la connectivité financière internationale, notamment en réintégrant le système SWIFT.

La banque a lancé un plan stratégique pour la période 2026-2030, axé sur la restructuration des institutions et l’alignement sur les normes internationales.

Le taux d’inflation a également diminué, passant de 117 % à environ 15 %, malgré la possibilité de nouvelles pressions dues à des chocs externes, dans un contexte où les politiques visent la stabilité des prix et la réduction des risques de stagflation.

Risques régionaux

Bien que les tensions régionales provoquées par l’escalade entre les États-Unis, Israël et l’Iran aient un impact limité sur la Syrie, elles constituent des risques indirects en raison de la hausse des prix de l’énergie.

Alors que le monde recherche des itinéraires alternatifs suite à la fermeture du détroit d’Ormuz, l’importance de la situation géographique de la Syrie en tant que voie potentielle pour un oléoduc est mise en évidence, Damas ayant lancé des discussions régionales sur des itinéraires sûrs pour la chaîne d’approvisionnement, en plus du début des exportations de pétrole irakien à travers le territoire syrien.

Potentiel économique et perspectives d’investissement

La Syrie entre dans une phase cruciale de son redressement, car les résultats de la levée des sanctions, des réformes institutionnelles et de la stabilisation ont commencé à redessiner son trajet économique.

Les opportunités d’investissement se répartissent dans plusieurs secteurs, notamment le transport de l’énergie, la reconstruction, l’agriculture et les ressources naturelles.

Des initiatives régionales, telles que le transport du pétrole irakien vers les ports méditerranéens et les projets de développement des transports et des liaisons logistiques entre la Syrie, la Jordanie et la Turquie, témoignent du rôle économique stratégique potentiel de Damas.

Malgré les difficultés, les investisseurs internationaux considèrent de plus en plus la Syrie comme un marché prometteur à fort potentiel, et grâce à la poursuite des réformes, au soutien international et à une meilleure gouvernance, le pays dispose de possibilités croissantes pour renforcer son rôle régional.

L.Arfi

Trump fait l’éloge du président Ahmad Al-Charaa
Gaza : ‘’Israël’’ bloque le transit des patients via le point de passage de Rafah
Le Qatar intercepte des missiles iraniens
La guerre israélo-américano-iranienne entre dans la phase de négociation
Première célébration de la Journée des droits de l’homme en Syrie
  • Photos
  • Vidéo
  • Divers
TAG:de la Syriela Banque centrale de SyrieLe président Ahmad Al-Charaareconstruction
Partager cet article
Facebook WhatsApp WhatsApp LinkedIn Telegram Copier le lien

Choix de l’éditeur

Escalade dans le nord du Mali des hommes armes prennent le controle de Kidal Agence Arabe Syrienne de Presse (SANA)

Escalade dans le nord du Mali : des hommes armés prennent le contrôle de Kidal

avril 28, 2026
Snow met en exergue larrestation du criminel Amjad Youssef Agence Arabe Syrienne de Presse (SANA)

Snow met en exergue l’arrestation du criminel Amjad Youssef

avril 27, 2026
Entretiens syro francais sur les moyens de renforcer la cooperation economique Agence Arabe Syrienne de Presse (SANA)

Entretiens syro-français sur les moyens de renforcer la coopération économique

avril 27, 2026
Premiers proces des figures du regime dechu une etape historique vers la justice Agence Arabe Syrienne de Presse (SANA)

Premiers procès des figures du régime déchu : une étape historique vers la justice

avril 27, 2026
Agence Arabe Syrienne de Presse (SANA)

Agence Arabe Syrienne d’Informations – SANA

L’agence nationale officielle de presse de la Syrie, fondée le 24 juin 1965. Elle est affiliée au Ministère de l’Information et son siège est à Damas.

  • La Syrie et le Monde
  • Présidence
  • Syrie
  • Économie
  • International
  • Culture
  • Sport
  • Photos
  • Vidéo
  • Divers
© Agence de presse arabe syrienne. Tous droits réservés.
Welcome Back!

Sign in to your account

Nom d’utilisateur ou adresse e-mail
Mot de passe

Vous avez perdu votre mot de passe ?