Damas , (SANA) Dans le cadre de la 2ème édition du Festival du film de la révolution syrienne, une sélection de courts métrages, allant du muet à l’animation en passant par le documentaire, a été projetée, mercredi soir, sur le Théâtre de drame de l’Opéra de Damas, reflétant les tragédies des bombardements, des déplacements de population et des arrestations, tout en documentant les étapes marquantes de l’histoire de la révolution.
La journée a débuté par le court métrage « Khadija », une animation muette de six minutes qui évoque la perte d’une famille entière dans un bombardement.
Ensuite, le film « 21 mars », du réalisateur Yazan Al-Nakdali, a été projeté, sur l’accident de la perte d’un enfant qui a été atteint par un obus, ce qui fait la lumière sur le fait que les enfants innocents sont toujours les victimes des guerres.
Le film « Héros du judo » raconte l’histoire de l’entraîneur Khaled Al-Khatib, arrêté en 2012, son déplacement forcé et son combat pour redonner espoir aux enfants par le sport, malgré les ravages de la guerre.
De son côté, le réalisateur Razam Sawadi a présenté « Le Rêve d’un oiseau », un film muet qui retrace le parcours d’une jeune fille détenue qui résiste et reconstruit sa vie au milieu des tortures physiques et psychologiques.
Le film « La Première Étincelle », réalisé par Mohammed Al-Saloum, relate les événements de la prise d’assaut de Hama en 1982, ainsi que les arrestations et exécutions arbitraires qui ont suivi, jusqu’aux affrontements de 2024.
De même, « Quand mon nom m’a appelé », du cinéaste Yasser Kresh, aborde les débuts de la révolution syrienne, des premières manifestations aux déplacements de la population, et l’émergence d’une génération qui garde l’espoir d’un retour au pays.
L’événement s’est conclu par la remise de prix aux participants pour leur contribution dans les domaines artistique et documentaire.
W.H./ L.A.