Rome, (SANA) L’Italie est confrontée à un défi environnemental croissant avec l’accélération de l’érosion côtière, et l’on prévient qu’elle pourrait perdre environ 20 % de ses plages d’ici 2050, et que ce chiffre pourrait atteindre 45 % d’ici la fin du siècle, ce qui constitue une menace directe pour l’un de ses atouts naturels et économiques les plus importants.
Des études récentes de l’Université de Rome « La Sapienza » indiquent qu’environ un cinquième des plages italiennes sont menacées d’inondation en raison de la montée des eaux et de l’accélération du changement climatique.
La Sardaigne, la Campanie, le Latium et les Pouilles sont les régions les plus vulnérables, risquant de perdre plus de la moitié de leurs plages aménagées, ce qui témoigne de l’ampleur du défi auquel le pays est confronté.
Impacts climatiques et effondrements soudains
D’après un article du quotidien italien « Il Giornale », les conséquences de l’érosion côtière ne se limitent pas aux plages de sable, mais touchent également les côtes rocheuses, désormais menacées d’effondrements soudains lors de violentes tempêtes. L’effondrement d’une formation rocheuse dans les Pouilles en est un exemple frappant, illustrant la fragilité de la structure naturelle du littoral.
Les experts attribuent ce phénomène à la hausse des températures mondiales, à l’élévation du niveau de la mer et à la fréquence accrue des tempêtes violentes.
D’après un rapport de l’Institut supérieur de recherches environnementales de Rome (ESPRA), la région des Pouilles a perdu environ 31 kilomètres de littoral entre 2006 et 2020, soit l’une des plus importantes pertes du pays.
Malgré ces efforts, les experts avertissent que les solutions actuelles restent d’un impact limité si elles ne sont pas complétées par des plans à long terme et une action urgente pour éviter la disparition de vastes zones du littoral italien à l’avenir.
L.A.