New York (SANA) Le directeur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Alexander De Croo, a souligné la nécessité d’élargir l’accès des agences onusiennes à la bande de Gaza afin d’atténuer la catastrophe humanitaire qui y sévit, aggravée par la guerre d’usure menée par Israël.
Selon l’agence de presse « UN News », De Croo a déclaré mardi, à l’issue de sa visite à Gaza, que les Palestiniens y subissent des conditions de vie extrêmement difficiles.
Il a indiqué que le PNUD travaille à un plan de relance en trois volets axés sur le déblaiement des décombres, la fourniture de logements temporaires et la revitalisation du secteur privé.
De Croo a fait remarquer que l’ONU avait retiré environ 0,5 % du total des décombres, prévenant que si le rythme actuel se maintenait, il faudrait sept ans pour retirer tous les décombres.
Il a ajouté : « 90 % de la population de Gaza vit aujourd’hui au milieu des ruines, ce qui est extrêmement dangereux, notamment du point de vue sanitaire, sans compter la présence de munitions non explosées, ce qui accroît l’ampleur et les risques de la mission. »
Il a déclaré : « Nous avons réussi à construire 500 logements jusqu’à présent, et nous en avons 4000 prêts », expliquant que les logements de redressement du PNUD ne signifient pas une opération de reconstruction, mais plutôt une amélioration de ce qui est actuellement disponible pour la population de Gaza.
Israël entrave l’acheminement de l’aide
De Croo a fait remarquer qu’Israël continue d’entraver l’accès des organisations internationales et de l’aide à la bande de Gaza, et l’a appelé à accroître cet accès, notamment en acheminant le matériel nécessaire au déblaiement des débris, et les unités de logement pour la reconstruction et en soutenant le secteur privé afin de lui permettre de reprendre ses activités.
Il a fait valoir que ce que les autorités israéliennes qualifient de « préoccupations sécuritaires » ne devrait pas empêcher les agences des Nations Unies, telles que le PNUD, et les ONG internationales d’accéder plus facilement à Gaza pour aider davantage de personnes.
Plus de 18 500 patients attendent une évacuation sanitaire
Par ailleurs, l’Organisation mondiale de la Santé a affirmé que depuis la réouverture du point de passage de Rafah, environ 260 patients ont été évacués et 18 500 autres sont en attente d’évacuation pour recevoir des soins hors de la bande de Gaza, car ils nécessitent des traitements indisponibles localement.
L’organisation a précisé que les évacuations médicales depuis la bande de Gaza sont limitées en raison des restrictions imposées par les autorités israéliennes.
Elle a réitéré son appel à la réouverture de la voie d’acheminement médical vers la Cisjordanie et à l’autorisation d’entrée de l’aide et du matériel nécessaires au développement et à la remise en état des services de santé locaux.
63 % des terres agricoles détruites
De son côté, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a indiqué que la guerre israélienne dans la bande de Gaza avait entraîné une destruction généralisée des infrastructures agricoles, expliquant qu’entre octobre 2023 et novembre de l’année dernière, les taux de survie du bétail ont diminué, tandis que le pourcentage de terres arables n’était plus que de 37% des terres agricoles.
W.H. / L.Arfi