AL-Qods occupée ( SANA ) Dans le cadre d’une politique systématique visant à dissimuler la vérité et à empêcher la révélation de ses crimes au monde, l’occupation israélienne poursuit de graves violations à l’encontre des journalistes palestiniens dans les territoires occupés.
Le Syndicat des journalistes palestiniens, et des organisations internationales, a recensé des chiffres sans précédent concernant le ciblage des journalistes au cours de deux ans d’agression continue contre la bande de Gaza, décrite comme la plus vaste et la plus meurtrière de l’histoire du journalisme moderne.
256 journalistes tués à Gaza depuis le 7 octobre 2023
Le bureau des médias du gouvernement à Gaza a révélé que 256 journalistes ont été tués dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre d’extermination menée par l’occupation le 7 octobre 2023.
Il a dénoncé les assassinats systématiques visant les journalistes, appelant la Fédération internationale des journalistes, l’Union des journalistes arabes et la communauté internationale à agir sérieusement pour traduire les auteurs de ces crimes en justice, faire pression pour arrêter la guerre israélienne et protéger les journalistes.
Dans le même contexte, le Centre de protection des journalistes palestiniens a fait état de la mort de plus de 60 journalistes et professionnels des médias à Gaza depuis le début de l’année 2025, dénonçant un ciblage systématique destiné à effacer la vérité et à dissimuler les crimes commis contre les Palestiniens.
De nombreux journalistes ont été tués alors qu’ils accomplissaient leur travail, dans leurs maisons, dans les tentes de déplacement et même dans les hôpitaux, a-t-il indiqué.
Arrestation de 50 à 65 journalistes en deux ans
Le Syndicat des journalistes palestiniens a également recensé l’arrestation de 50 à 65 journalistes au cours des deux dernières années, dont certains restent détenus tandis que d’autres ont été libérés par la suite.
Dans ses rapports réguliers, le Syndicat affirme que l’occupation a commis des centaines de violations à l’encontre des journalistes depuis le début de la dernière agression contre Gaza, en soulignant que nombre d’entre eux ont été directement pris pour cible malgré le port de signes de presse reconnus internationalement.
Le syndicat a également enregistré des cas d’exécutions sommaires de plusieurs journalistes, en plus de la destruction de sièges médiatiques et de l’empêchement des équipes d’accéder aux lieux des événements, dans une tentative d’imposer un black-out total sur les violations et crimes de l’occupation.
Violation flagrante du droit international humanitaire
Les organisations internationales concernées par la liberté de la presse, notamment la Fédération internationale des journalistes et Reporters sans frontières, ont exprimé leur ferme condamnation de ces agressions, avertissant que la poursuite du ciblage des journalistes constitue une violation flagrante du droit international humanitaire et menace la sécurité de l’action médiatique dans la région.
Ces organisations ont affirmé que les violations israéliennes ont laissé des impacts profonds sur le paysage médiatique palestinien, notamment la baisse de la capacité de couverture sur le terrain en raison de la perte d’un grand nombre de cadres, l’augmentation de la colère populaire suite au ciblage de figures professionnelles, la restriction de l’espace de travail médiatique et la transformation du journalisme en une profession marquée par la mort quotidienne.
Elles ont souligné que l’occupation cherche délibérément à museler les voix libres, appelant à l’ouverture d’une enquête internationale indépendante et à la mise en cause des responsables des crimes commis contre les journalistes.
Lazzarini : Les journalistes ont transmis la vérité et payé un lourd tribut
Le commissaire général de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, a exprimé son profond regret que les journalistes Palestiniens aient payé ce lourd tribut aux côtés des employés dans le domaine hulanitaire.
Quant au journal britannique The Independent, il a publié au cours des deux dernières années plusieurs rapports basés sur des documents onusiens et juridiques, critiquant le ciblage des Palestiniens et des journalistes par l’occupation, la destruction des institutions médiatiques et l’interdiction de la couverture médiatique à Gaza et en Cisjordanie.
Protection des journalistes
Les données montrent que l’occupation mène une véritable guerre contre la presse palestinienne, cherchant à dissimuler la vérité et à réduire au silence les témoins de ses crimes. Alors que l’agression entre dans sa troisième année, les appels internationaux se multiplient pour garantir une protection urgente aux journalistes et mettre fin à la politique d’impunité, en soulignant que le ciblage des journalistes constitue une atteinte directe au droit des peuples à l’information.
Ib.i./ R.F.