Damas, (SANA) L’organisation « Pour la Patrie », en coopération avec la Faculté des Beaux-Arts de l’Université de Damas, a lancé hier un événement artistique intitulé « Pouls de la Patrie : Pacte de paix civile », au Centre national des arts visuels, avec la participation de personnalités académiques et culturelles, et ce en affirmation de l’importance du rôle de l’art dans l’ancrage des valeurs de paix civile et le renforcement de l’appartenance nationale.
100 œuvres artistiques avec une vision jeune incarnant la paix civile
L’événement, qui dure deux jours, comprend une exposition artistique présentant environ 100 tableaux réalisés en coopération avec la Faculté des Beaux-Arts.
Il met en lumière le rôle des arts visuels dans le renforcement de la paix civile, en plus d’une conférence-débat, au cours de laquelle sont prononcés des discours et des interventions soulignant l’importance de la paix civile, le renforcement de la coopération communautaire et la lutte contre tout ce qui menace la cohésion sociale, avec la participation de représentants des ministères, des syndicats professionnels, des associations, ainsi que des personnalités culturelles, littéraires et sociales.

« La question de la paix civile constitue un besoin urgent à l’heure actuelle. Les travaux des étudiants offrent des visions artistiques profondes capables d’exprimer ce concept dans un langage visuel percutant », a affirmé à SANA Dr Fouad Dahdouh, doyen de la Faculté des Beaux-Arts et directeur du Centre national des arts visuels.
Et d’ajouter « le Centre national des arts visuels constitue une véritable pépinière pour ces événements grâce à ses équipements permettant de transmettre l’image vers des capitales mondiales ».
Reconstruire l’Homme et les cœurs avant la pierre
Le président du conseil d’administration de l’organisation « Pour la Patrie », Majed Al-Ahmad, a également insisté sur la nécessité pour les Syriens, quelles que soient leurs appartenances, de s’unir pour construire une nouvelle Syrie tournée vers l’avenir.
Il a indiqué que la prochaine étape du projet comprendra le lancement de nouveaux services basés sur les résultats d’études approfondies, affirmant que la construction de la patrie doit se faire par les mains de ses enfants et que la véritable reconstruction commence par l’Homme et les cœurs avant les pierres.

“Le choix de la jeunesse et de la Faculté des Beaux-Arts découle du rôle de l’art dans l’expression des valeurs humaines », a-t-il indiqué, affirmant que les secteurs de l’enseignement et de la santé constituent des axes essentiels des futurs plans de l’organisation.
La directrice exécutive de l’organisation, Ghaliya Al-Rayes, a expliqué que l’événement n’est pas seulement une manifestation artistique, mais un espace d’espoir confirmant la capacité des Syriens à se retrouver malgré les circonstances.

« La paix civile n’est pas un choix mais un destin que l’on réalise avec des paroles sincères », a -t- elle précisé, soulignant que la justice et le dialogue sont la voie vers une patrie où chaque individu se sent partenaire et digne.
Justice et rejet de la culture de la haine
Le coordinateur général de l’événement, Dr Abdel Nasser Wannous, a indiqué que plus de 120 étudiants ont participé à la réalisation de tableaux et d’affiches artistiques sous la supervision de 10 professeurs, dans le cadre d’un travail qui a duré plus de deux mois.
« Ces œuvres ont offert une vision de la jeunesse qui exprime la paix civile dans un langage qui ne nécessite aucune traduction », a-t-il affirmé.

Pour sa part, le président de l’Association des Indépendants Kurdes, Abdel Aziz Temo, a affirmé que la paix civile constitue un pacte fondé sur la justice et la concorde politique et sociale, qui exige un effort collectif basé sur le rejet de la culture de haine, permettant à tous les Syriens de participer à la construction de leur patrie, insistant sur le fait que la beauté de la Syrie réside dans sa diversité.
L’ouverture de l’événement a été marquée par des présentations sur l’organisation et sa mission, ainsi que par des récitations poétiques sur l’amour de la patrie et la souffrance de l’exil, présentées par plusieurs participants et poètes.
« Pour la Patrie » est une organisation de la société civile indépendante, dûment agréée à Damas et dans l’ensemble du territoire syrien. Elle concentre ses activités sur le renforcement de la cohésion sociale et l’ancrage des valeurs de la vie commune, et œuvre à la mise en œuvre de projets humanitaires et de soutien incluant l’éducation, la sensibilisation et les services sociaux, en coopération avec les institutions académiques et culturelles.





Ib.i./ L.Arfi