Le président al-Assad à « Russia Today » : Le conflit en Syrie s’approche de sa fin à chaque fois qu’on réalise une victoire

Damas / Le président Bachar al-Assad a affirmé que le conflit en Syrie s’approche de sa fin à chaque fois qu’on réalise une victoire, disant : « J’ai toujours dit que sans l’intervention étrangère, le règlement de la situation en Syrie ne prendra plus qu’un an».

Dans une interview qu’il a accordée à la chaîne de télévision russe « Russia Today », le président al-Assad a assuré que le seul choix pour traiter avec les factions, telles qu’Al-Qaïda, Daech, Front Nosra et les autres groupes ayant la même idéologie, dont l’Armée de l’Islam et Ahrar al-Cham, est la force, soulignant en même temps les succès réalisés dans d’autres zones par le biais des réconciliations. « Le meilleur choix est la réalisation des réconciliations, mais lorsqu’elles ne réussissent pas, la seule voie à suivre est l’usage de la force » a-t-il précisé.

Questionné sur la raison de l’envoi des hommes armés avec leurs armes légères à Idleb, le président al-Assad a fait savoir que tous les terroristes qui vont à Idleb ont la même idéologie, disant : « Nous ne les avons pas envoyés à Idleb, mais ce sont eux qui avaient voulu s’y rendre, car ils ont tous la même manière de réflexion ».

 

« Du point de vue militaire, c’est mieux pour nous qu’ils choisissent aller à Idleb, parce que notre plan était de les faire rassembler dans une zone, deux ou trois au lieu d’avoir des dizaines ou plus de cent fronts », a ajouté le président al-Assad.

En outre, le président al-Assad a indiqué qu’il est illogique que le gouvernement tue les gens sur des bases confessionnelles, « La preuve c’est que tous les courants de la société syrienne sans exception vivent ensemble dans toutes les zones sous le contrôle du gouvernement syrien », a-t-il précisé.

A propos du traitement avec la présence militaire des Etats-Unis en Syrie, le président al-Assad a affirmé qu’après la libération d’Alep, Deir Ezzor, Homs et Damas, les Etats-Unis perdent leurs cartes, notamment la carte du Front Nosra qu’ils avaient qualifié comme « modéré ».

Et le président al-Assad de poursuivre : « Les Etats-Unis ont cherché une autre carte, qui est la carte des Forces démocratiques syriennes qui sont le seul problème qui reste en Syrie », faisant noter qu’il y a deux choix pour traiter avec elles, le premier est les négociations, car la majorité de ces forces sont des Syriens et elles doivent aimer leur pays et ne pas être des marionnettes aux mains des étrangers, alors que le deuxième choix est la libération de ces zones par force en cas de l’échec du premier choix.

A une question sur le langage inapproprié du président américain Donald Trump envers sa personne,  le président al-Assad a déclaré qu’ “il existe un principe connu selon lequel vous êtes ce que vous dites”.

“Je n’utilise pas ce genre de langage. C’est sa langue et il la représente “, a ajouté le président al-Assad, précisant que ce commentaire ne l’affectait pas du tout. “Vous êtes affectés par les gens en qui vous avez confiance, les gens équilibrés, prévenants, moraux et éthiques”, a-t-il fait savoir

Quant aux menaces israéliennes, le président al-Assad les a qualifiées de «sans valeur », assurant que les Israéliens se sentent de la panique, car ils ont perdu le Front Nosra et Daech.

Le président al-Assad a dit que la première cible des mercenaires en Syrie était les défenses antiaériennes qui se trouvent pour défendre la Patrie, ce qui démontre le lien direct entre Israël et les terroristes en Syrie.

Et le président al-Assad de poursuivre : « Le seul choix pour interdire à Israël de mener des raids sur la Syrie est l’amélioration de nos défenses antiaériennes, la chose que nous faisons ».

Concernant la présence iranienne en Syrie, le président al-Assad a affirmé qu’il n’y a pas de forces iraniennes en Syrie, mais des officiers iraniens qui aident l’armée syrienne.

Questionné sur les attaques chimiques en Syrie, dont dans la Ghouta, le président al-Assad s’est interrogé : « Quel est-il notre intérêt dans ces attaques ? la date de l’attaque présumée à la Ghouta était après la victoire de l’armée syrienne dans cette zone. Nous ne disposons pas d’armes chimiques et les journalistes qui étaient allés à la Ghouta après sa libération ont dit que les gens leur ont confirmé qu’aucune attaque chimique ne s’était produite. C’était un prétexte pour attaquer la Syrie ».

A la question de savoir si la guerre en Syrie est une guerre civile, le président al-Assad a indiqué que l’expression de la guerre civile est incorrecte, mais il y a dès le début des mercenaires, syriens et étrangers, rémunérés par l’Occident en vue de renverser le gouvernement. « Si on a une guerre civile pendant sept ans, la Syrie devrait s’émietter et on n’aurait pas de société unifiée », a-t-il précisé.

Le président al-Assad a révélé que le premier objectif des mercenaires en Syrie était nos défenses antiaériennes avant d’attaquer les bases militaires, ce qui fait preuve qu’Israël est directement lié aux terroristes dans le pays. “Les terroristes ont attaqué et détruit une grande partie des défenses anti-aériennes syriennes. La situation de nos défenses antiaériennes est meilleure que jamais grâce au soutien de la Russie, et les récentes attaques israéliennes, américaines, britanniques et françaises ont montré que notre situation est meilleure maintenant “, a-t-il ajouté.

A la question de savoir si les Syriens ont peur des attaques israéliennes, le président al-Assad a expliqué: “Depuis notre naissance, nous vivons sous la menace de l’agression israélienne. Ceci est devenu une partie de notre esprit subconscient. Donc dire que nous avons peur est un non-sens “.

Dans ce contexte, le président al-Assad a précisé que «les Israéliens ont toujours été des meurtriers et des occupants pendant près de sept décennies dans cette région, mais ils le font sans menaces. Pourquoi menacent-ils maintenant de cette façon? C’est un signe de panique, une sorte de sentiment hystérique, parce qu’ils perdent leurs proches qui sont le Front Nosra et Daech et c’est pourquoi Israël se sent paniqué et nous comprenons ses sentiments”, ajoute-t-il

A.Chatta/R.B.

 

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