Jaafari : Nous avons confirmé au monde entier notre engagement et notre sérieux

Jaafari

Genève / Le chef de la délégation de la République arabe syrienne au dialogue inter-syrien à Genève, Bachar Jaafari, a affirmé que les soutiens de la délégation de Riyad, à savoir l’Arabie Saoudite, la Turquie et le Qatar, l’avaient donnée leurs instructions dès le premier moment de faire échec à la réunion de Genève, comme ils avaient auparavant fait à Genève 2, soulignant qu’il y avait un problème dans l’absence d’une liste des noms des opposants et des terroristes.

Dans une conférence de presse tenue aujourd’hui à Genève, Jaafari a fait savoir que le gouvernement avait démontré au monde entier son engagement et son sérieux.

“Nous n’avons pas trouvé d’opposition, mais des oppositions, des groupes en divergence entre eux et des groupes de personnes qui obéissent aux ordres des forces extérieures”, a-t-il dit.

“La délégation de Riyad a décidé ce matin après l’arrivée de Khoja et Ryad Hijab de se retirer de Genève”, a-t-il fait noter, soulignant que de Mistura avait pris connaissance de cette question, c’est pourquoi il a tenté de sauver le volet en suspendant le round.

“Ce comportement de la part du Groupe de Riyad est irresponsable et non sérieux et ne s’engage pas à l’idée de venir à Genève et de prendre part aux pourparlers indirects avec la délégation de la République arabe syrienne”, a dit Jaafari.

Jaafari a fait allusion à la mauvaise gestion de la part de l’ONU et des parties qui avaient préparé ce round, indiquant que la résolution onusienne N°2254 n’avait pas été respectée concernant l’invitation des délégations de Riyad, du Caire et de Moscou, ainsi que d’autres groupes, à savoir les partis nationaux qui étaient venus de Damas.

“Personne ne peut blâmer la délégation de la République arabe syrienne qui a démontré au monde entier son engagement et son sérieux”, a-t-il assuré.

Quant à la situation humanitaire, Jaafari a indiqué que le gouvernement avait admis de faire parvenir de l’assistance à Madhaya, Mouadhamiya, Tell, Kafraya et Fouaa, soulignant que cela est un travail de routine mené par le gouvernement syrien, non pas pour répondre à quiconque, mais pour faire parvenir de l’assistance aux Syriens assiégés par les terroristes dans les localités et les villes.

“Le paramètre humanitaire touche le gouvernement syrien avant de toucher n’importe quelle autre partie”, a fait noter Jaafari, qui a ajouté que 75% de l’assistance humanitaire est octroyée par le gouvernement pour aider son peuple.

Jaafari a abordé les propos disant qu’il y a 6 millions de personnes qui avaient été déplacées à l’interne de la Syrie, indiquant que ces personnes avaient été déplacées des zones où se trouvent les hommes armés vers celles contrôlées par le gouvernement.

Répondant aux questions des journalistes sur les déclarations de De Mistura sur le fait qu’il est toujours optimiste et que la suspension du dialogue est normale dans de telles conférences, Jaafari a évoqué les fortes pressions exercées sur de Mistura par les délégations occidentales, le Groupe de Vienne, le Groupe de Londres, le Groupe de Rome, le Secrétaire général, l’Arabie Saoudite, la Turquie, le Qatar et d’autres parties, ce qui le rend incapable de saisir les parties de ce dilemme, c’est pourquoi il a voulu trouvé une issue.

Quant aux revendications de l’opposition et les conditions préalables qu’elle avait mises, Jaafari a dit : “Nous n’avons pas trouvé d’opposition, mais des oppositions, des groupes en divergence et des groupes de personnes qui obéissent aux ordres des forces extérieures”.

A propos du retour à Genève, Jaafari a assuré que cette question sera ultérieurement examinée par le biais des canaux diplomatiques et que Damas prendra la décision définitive à cet égard.

“Les responsables de cet échec sont les Saoudiens, les Turcs et les Qataris, vrais chefs du Groupe de Riyad”, a fait allusion Jaafari.

Et Jaafari de poursuivre : “Nous avons dit à plusieurs reprises que nous sommes prêts au dialogue et à la coopération avec toutes les parties responsables qui ont un intérêt véritable dans l’aide au gouvernement syrien pour arrêter l’effusion de sang”.

“Dès le début de la crise, des mains étrangères visibles et invisibles manipulaient ces marionnettes qui appellent elles-mêmes opposition”, a fait savoir Jaafari, ajoutant que le drame avait commencé après l’intervention directe et indirecte que ce soit arabe, régionale ou internationale.

“Le soutien étrangers apporté aux terroristes a compliqué la situation et les gouvernements américain, français et britannique en sont responsables, ainsi que la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar”, a-t-il précisé.

Jaafari a indiqué que de Mistura doit évaluer pendant les trois semaines qui précèdent le 25 du mois en cours, date qu’il avait fixée pour nouer le dialogue, ce qui s’était passé à Genève, soulignant que les gouvernements concernés, dont le gouvernement de la République arabe syrienne, et toutes les parties doivent faire la même chose.

“Je n’impute pas à de Mistura la responsabilité de ce qui s’est passé, mais il s’est peut-être trompé en sauvant la face du Groupe de Riyad au lieu de les laisser annoncer eux-mêmes leur retrait de ce round pour assumer ainsi la responsabilité”, a-t-il conclu.

Par ailleurs, Jaafari a affirmé que les pourparlers indirects n’avaient pas été engagés officiellement en raison de l’arrivée en retard de la délégation de Riyad et sur instructions de ses soutiens à Genève en vue de faire échec à la réunion de Genève, ainsi que de sa décision de se retirer aujourd’hui avant le début des pourparlers indirects.

Dans un point de presse après l’annonce aujourd’hui de De Mistura de suspendre le dialogue, Jaafari a indiqué que l’autre délégation, qui était arrivée quatre jours après la date butoir, avait commencé à mettre des conditions préalables et refusé de prendre part officiellement aux pourparlers indirects.

Jaafari a ajouté que la décision de De Mistura, qui a été prise sous forme diplomatique, avait pour but de camoufler diplomatiquement la décision de la délégation de Riyad de se retirer.

“La manière à laquelle de Mistura avait procédé pour justifier le retrait de la délégation de Riyad sur instructions de l’Arabie Saoudite, de la Turquie et du Qatar, était non objective”, a-t-il précisé, assurant que de Mistura n’avait pas dit la vérité telle qu’elle est.

A. Chatta

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