Kiev, Moscou, (SANA) Alors que des frappes mutuelles russo-ukrainiennes ont fait des tués à Kiev et plongé la ville de Sébastopol, en Crimée, dans le noir, les efforts pour mettre fin à ce qui est considéré comme la guerre la plus violente d’Europe se poursuivront mercredi prochain à Ankara, la capitale turque, entre le président américain Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy.
Le chef de l’administration militaire de Kiev, Timour Tkatchenko, a déclaré qu’au moins neuf personnes avaient été tuées et 46 autres blessées dans la capitale ukrainienne lors des bombardements russes, et qu’au moins une personne avait également été tuée dans la zone de Bucha, en périphérie de Kiev, à la suite de ces bombardements.
Dans ce contexte, les services d’urgence ukrainiens ont affirmé qu’au moins 15 bâtiments résidentiels à Kiev avaient été endommagés ou détruits, dont un de 9 étages dans le district de Podilskyi, où les équipes de secours recherchent des personnes dans les décombres, ainsi qu’un entrepôt dans le district d’Obolonskyi.
En réponse, le ministère russe de la Défense a fait noter dans un communiqué avoir lancé une « frappe de grande envergure » contre l’Ukraine « en riposte aux attaques menées par les forces de Kiev contre des infrastructures civiles en territoire russe ».
Le ministère a ajouté que les forces russes ont ciblé « des installations appartenant au complexe militaro-industriel et aux installations du secteur de l’énergie et du pétrole à Kiev et dans ses environs, ainsi que l’infrastructure des aéroports militaires de Dnipropetrovsk, Poltava, Tcherkassy, Tchernihiv et Kiev ».
L’armée ukrainienne a mené des attaques de drones contre la Russie ; Moscou a indiqué que sa défense aérienne en avait abattu 47 la nuit dernière dans l’Oblast de Leningrad, selon son gouverneur.
Négociations au point mort
Les négociations visant à mettre fin à la guerre russo-ukrainienne restent au point mort, et Trump devrai rencontrer son homologue ukrainien Zelensky mercredi prochain en marge du sommet de l’OTAN à Ankara, où les chefs d’État et les délégations de 32 pays sont attendus à partir de mardi.
Un haut responsable américain a dit : « Il est clair que le président (Trump) rencontrera (Zelensky) pour discuter des moyens de mettre fin à la guerre ; cela a toujours été une priorité pour lui ».
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