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Agence Arabe Syrienne de Presse (SANA) > Dernières nouvelles > Uncategorized > La guerre pourrait coûter à la région arabe près de 194 milliards de dollars

La guerre pourrait coûter à la région arabe près de 194 milliards de dollars

Publié: 2026/04/01 11:10 AM
Mis à jour: 2026/04/02 1:42 PM
ONU: La guerre pourrait coûter à la région arabe près de 194 milliards de dollars
ONU: La guerre pourrait coûter à la région arabe près de 194 milliards de dollars

New York, (SANA) Le Programme des Nations unies pour le Développement a averti que la poursuite du conflit américano- israélo-iranien a entraîné des répercussions économiques et sociales d’une ampleur inédite.
D’après le PNUD, les pertes de la région arabe pourraient se situer entre 120 et 194 milliards de dollars, soit l’équivalent de 3,7 à 6 % de son PIB.

« La poursuite du conflit pour la cinquième semaine met fortement à l’épreuve les trajectoires de développement dans les pays arabes », a indiqué le rapport publié mardi sur le site de l’ONU, qui a ajouté que l’ensemble des secteurs économiques, et non seulement les zones du conflit sont directement touchées.

Recul de la croissance et hausse du chômage

Le rapport fait noter que la crise pourrait entraîner une hausse du chômage d’environ quatre points, ce qui équivaut à la perte d’environ 3,6 millions d’emplois — un chiffre supérieur au total des emplois créés dans la région l’an dernier.

Le document souligne également les perturbations dans les voies maritimes stratégiques, notamment le détroit d’Hormuz, par lequel transitent près de 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz, évoquant une situation proche d’une « fermeture de facto » en raison des tensions actuelles.

Selon le rapport, ces perturbations pourraient multiplier jusqu’à cent fois les coûts du commerce, en raison du détournement des routes maritimes et de la hausse des coûts d’assurance et de transport, ce qui se répercuterait directement sur les prix des produits de base et de l’énergie.

Le rapport avertit enfin que cette situation menace la sécurité alimentaire et les chaînes d’approvisionnement en médicaments, en particulier dans les pays fortement dépendants des importations.

Différences d’impact entre les pays

Selon l’évaluation inclue dans le rapport, les pays du Conseil de coopération du Golfe pourraient subir des pertes représentant entre 5,2 % et 8,5 % de leur PIB, avec un risque de perte d’environ 3,1 millions d’emplois si l’escalade se poursuit.

À l’inverse, les pays de l’Orient arabe apparaissent comme les plus touchés sur le plan humanitaire.

Le rapport estime que 2,8 à 3,3 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans la pauvreté, ce qui représenterait plus de 75 % de l’augmentation totale de la pauvreté dans la région arabe.

Dans ce contexte, le document met également en garde contre la détérioration de la situation au Liban, directement affecté par la guerre, où les systèmes éducatif et sanitaire subissent une pression croissante, tandis que les réseaux d’aide peinent à répondre aux besoins en hausse.

Recul du développement et défis monétaires

Le rapport indique que l’indice de développement humain dans la région pourrait reculer de 0,2 à 0,4 %, ce qui équivaut à la perte de six mois à un an de progrès, révélant l’ampleur des effets à long terme de la crise.

Sur le plan monétaire, le PNUD avertit d’une pression croissante sur les monnaies locales dans plusieurs pays arabes. Cette situation pourrait pousser les banques centrales à relever les taux d’intérêt pour contenir l’inflation importée, ce qui alourdirait davantage la dette publique et limiterait la capacité des gouvernements à financer les services essentiels.

Le rapport note également une forte perturbation du secteur de l’aviation civile en raison de la fermeture de certains espaces aériens et du détournement des routes de vol. Cela a entraîné une hausse importante des coûts d’exploitation et a eu un impact négatif sur le tourisme, l’une des principales sources de revenus dans plusieurs pays arabes, menaçant des milliers d’emplois.

Nouvelle orientation des politiques économiques

Le rapport recommande de renforcer la coopération régionale, de diversifier les économies au-delà des ressources traditionnelles et de développer les capacités productives ainsi que les chaînes d’approvisionnement, afin de réduire l’impact des chocs externes et d’améliorer les potentiels face aux crises.

Selon les données du rapport, la poursuite de l’escalade ne menace pas seulement les indicateurs

conomiques immédiats, mais redéfinit également les priorités de développement dans le monde arabe. Elle impose aux gouvernements d’adopter des approches plus flexibles et durables, fondées sur l’intégration économique et le renforcement de la sécurité alimentaire et énergétique, afin de limiter les impacts des crises futures et de préserver les acquis du développement.

Ib.I. / L.Arfi

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