Damas, (SANA) Le président syrien Ahmad Al-Charaa a affirmé l’importance du rôle des organisations de la société civile dans le soutien de la société syrienne durant les années de guerre, ainsi que dans la phase actuelle axée sur la reconstruction et sur le retour des déplacés dans leurs régions.
Il a souligné que la priorité de la phase à venir est de mettre fin au refuge dans les camps et de permettre aux habitants de retourner dans leurs villes et villages.
Rencontrant des représentants des organisations de la société civile en Syrie, le président Al-Charaa a exprimé son appréciation pour ce que ces organisations ont accompli au cours de 14 ans, en particulier durant les années de la révolution et les souffrances humanitaires dans les camps.
« Leur action a couvert plusieurs domaines, notamment la réponse humanitaire, les services de santé et pédagogiques, ainsi que le soutien aux infrastructures dans les zones sinistrées », a dit le président Al-Charaa.
Le président Al-Charaa a expliqué que la relation entre les institutions publiques et les organisations de la société civile repose sur une complémentarité des rôles, même s’il n’y a pas forcément d’accord sur tous les détails.
Il a souligné que l’essentiel est de s’accorder sur les objectifs majeurs et de travailler avec sincérité au service de la société, tout en maintenant une supervision mutuelle permettant de renforcer la coopération et d’éviter le chevauchement des attributions et des missions.
« Cette rencontre vise à écouter les défis auxquels ces organisations sont confrontées dans leur travail, afin que l’État puisse œuvrer à les surmonter, ce qui contribuerait à accélérer la fourniture des services à la population et à améliorer le niveau de réponse à leurs besoins », a précisé le président Al-Charaa.
Importance du rôle des organisations de la société civile dans la facilitation du retour des déplacés
Le président Al-Charaa a indiqué que le gouvernement avait mené, à la fin de l’an 2025, des études portant sur la question des camps, exprimant l’espoir que l’an 2026 connaisse une avancée significative dans ce dossier, ce qui permet de mettre fin à 70 à 80 % du phénomène des camps et de faciliter le retour des habitants dans leurs villages et leurs localités.
Le président al-Charaa a indiqué que le processus de reconstruction est divisé en deux voies; La première concerne les villes ordinaires dans lesquelles le secteur privé peut contribuer à leur reconstruction à travers des projets d’investissement modernes selon des normes urbaines avancées, tandis que la deuxième concerne les villages et les localités dans lesquels il est difficile pour le secteur privé d’investir, ce qui fait que la responsabilité de les reconstruire incombe au secteur gouvernemental et aux organisations de la société civile.
« Les efforts déployés au cours de l’année écoulée étaient parfois caractérisés par une nature sélective, car où des projets distincts ont été mis en œuvre sans intégration complète entre les diverses initiatives », a affirmé le président al-Charaa, jugeant nécessaire de passer à l’étape du travail organisé en répartissant les secteurs et en déterminant les priorités.
Formation d’un comité pour coordonner les efforts
Dans ce contexte, le président Al-Charaa a expliqué qu’un comité avait été formé, dirigé par le ministre des Urgences et de la Gestion des catastrophes, Raed Al-Saleh, pour déterminer les priorités et coordonner les efforts entre le gouvernement et les organisations de la société civile, dans le but de garantir l’orientation des ressources vers la réhabilitation des infrastructures dans les zones les plus touchées.
« Le gouvernement dispose de données et de statistiques qui seront partagées avec les organisations, afin d’orienter les efforts vers les zones qui comprennent encore des camps, en particulier dans la banlieue d’Idleb, le nord de Hama et certaines zones autour d’Alep, tout en donnant la priorité aux zones les plus touchées », a fait noter le président Al-Charaa.
Le président Al-Charaa a précisé que certains camps se sont transformés au fil du temps en complexes résidentiels semi-stables, tandis que d’autres camps sont toujours debout sur des tentes ou des logements temporaires à la lumière de la destruction complète des villages d’origine des résidents, qui nécessite un plan de reconstruction intégré qui commence par les zones les plus touchées.
« Le retour des personnes dans leurs zones ne se limite pas à la réhabilitation de l’infrastructure, mais nécessite plutôt un programme intégré qui inclut des services de base, des opportunités d’emploi et un soutien économique, afin de garantir la stabilité de la population dans leurs zones après le retour », a affirmé le président Al-Charaa.
Le président Al-Charaa a enfin mis l’accent sur l’importance d’unifier les politiques et d’intégrer les efforts entre le gouvernement et les organisations de la société civile, émettant l’espoir d’une coopération étroite au cours de la prochaine étape pour réaliser des progrès tangibles dans la question de la reconstruction et du retour des déplacés.
R.F. / L.S.