Islamabad (SANA) La ministre des Affaires sociales et du Travail, Hinde Kabawat, a affirmé que la Syrie, qui est revenue à l’Organisation de la coopération islamique (OCI) après une absence forcée de plus d’une décennie, n’aurait pas pu résister pendant quatorze ans de guerre sans la fermeté des femmes syriennes et leur rôle central dans le maintien de la cohésion de la société.
Dans un discours prononcé à l’occasion de la 9ième Conférence ministérielle de l’Organisation de la coopération islamique sur les femmes, qui s’est tenue à Islamabad, capitale pakistanaise, Kabawat a déclaré que les femmes syriennes, durant les années de guerre, avaient géré les affaires de leurs familles, assuré la continuité de l’éducation de leurs enfants et mis en place des réseaux de soutien social et des initiatives communautaires, soulignant que c’est là le véritable visage de la Syrie, qui est actuellement en pleine reconstruction.
Un partenariat actif avec l’Organisation de la coopération islamique
La ministre Kabawat a expliqué que la Syrie aspire à un partenariat actif avec l’Organisation de la coopération islamique, et demandé qu’elle puisse pleinement participer aux efforts de développement et de formation professionnelle visant à soutenir les femmes.
Elle a passé en revue les principaux axes de travail, menés durant la phase de transition depuis la libération en 2024, notamment la mise en place des unités de protection des femmes et la formation du personnel de police, la revitalisation des établissements d’enseignement et de santé, la formation professionnelle des jeunes, l’accélération de la transformation numérique, ainsi que la mise en œuvre de réformes législatives permettant aux mères syriennes de transmettre leur nationalité à leurs enfants et la formation d’acteurs communautaires capables de promouvoir la cohésion sociale, la consolidation de la paix et la réalisation de la justice transitionnelle.
La femme syrienne reste résiliente face aux défis
Kabawat a souligné que des femmes occupent aujourd’hui des postes à responsabilité au sein du ministère des Affaires étrangères et que le président Ahmad al-Charaa a nommé deux femmes juges à la Cour constitutionnelle suprême, insistant sur le fait que les femmes ont désormais accès à la prise de décisions, alors que leur rôle se limitait auparavant à une présence formelle.
Elle a conclu en affirmant : « La nouvelle Assemblée du peuple compte 22 femmes sur 210 membres; si ce nombre ne répond pas aux aspirations, il reflète néanmoins la résilience et la détermination des femmes syriennes ».

Wh/ L.a.