Damas, (SANA) L’Autorité centrale de contrôle et d’inspection, en coopération avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), a organisé un atelier spécialisé consacré à la Convention des Nations Unies contre la corruption et au mécanisme d’examen de son application. La formation s’est tenue à l’Institut supérieur de contrôle, dans la localité de Qudsaya, dans la banlieue de Damas, et s’est étalée sur trois jours.
Lors de son allocution prononcée à la clôture de l’atelier, hier jeudi, le président de l’Autorité centrale de contrôle et d’inspection, Amer Al-Ali, a affirmé que la ratification par la Syrie de la Convention des Nations Unies contre la corruption ferait du pays un État partie à cet instrument. Elle constituerait également un cadre important pour renforcer les efforts nationaux en matière de prévention et de lutte contre la corruption, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération internationale, d’échange d’expertise et de valorisation des expériences réussies.
Cadres internationaux et partenariats avec les Nations Unies
Al-Ali a expliqué que l’Autorité accordait une importance particulière à la traduction des dispositions de la Convention en mesures et pratiques concrètes, notamment par le développement des outils de contrôle, le renforcement des capacités nationales et l’amélioration des compétences de ses agents.
Il a souligné que l’intérêt de cet atelier ne se limitait pas aux connaissances acquises, mais résidait également dans le renforcement des compétences pratiques, l’échange d’expériences et l’amélioration de la performance institutionnelle, contribuant ainsi à consolider les principes d’intégrité, de transparence et de responsabilité.
Le président de l’Autorité a également affirmé que la lutte contre la corruption constituait une responsabilité commune dépassant les frontières nationales. Il a souligné que la coopération internationale, l’échange d’expertise et l’assistance mutuelle représentaient des piliers essentiels pour atteindre les objectifs de la Convention.
Enfin, il a exprimé ses remerciements à l’Organisation des Nations Unies, à l’ONUDC, à l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), ainsi qu’à leurs représentants, saluant leurs efforts pour soutenir cet atelier et contribuer à la réussite de ses travaux.
Amélioration des performances de contrôle
De son côté, Badr Al-Banna, coordonnateur chargé de l’application de la loi et du recouvrement des avoirs au sein de l’ONUDC, a déclaré à SANA que cet atelier s’inscrivait dans le cadre des démarches entreprises par la Syrie en vue de ratifier la Convention des Nations Unies contre la corruption. Le pays l’avait précédemment signée et se trouve actuellement dans la phase de finalisation des procédures de ratification.
Al-Banna a précisé que le programme de l’atelier portait sur la Convention et les mécanismes d’examen de sa mise en œuvre. Des experts issus de plusieurs organismes nationaux y ont participé. Les discussions ont couvert un large éventail de thèmes, allant des mesures préventives à l’incrimination des actes de corruption et à l’application de la loi, jusqu’à la coopération internationale et au recouvrement des avoirs.
Le directeur de la branche de Damas de l’Institut supérieur de contrôle Hassan Mahmoud, a indiqué, pour sa part, que l’atelier était consacré à la présentation de la Convention des Nations Unies contre la corruption et de son mécanisme d’examen. Les travaux ont dépassé vingt heures réparties sur trois jours, avec la participation de représentants de plusieurs organismes gouvernementaux.
Il a souligné l’importance de la mise en place de partenariats avec les Nations Unies afin de promouvoir l’intégrité et la transparence et de soutenir les efforts de lutte contre la corruption.
Harmonisation de la législation et recouvrement des avoirs
Le responsable des relations publiques au sein de l’Autorité Hicham Khatib, a expliqué que l’atelier avait permis d’examiner en détail les dispositions de la Convention, en préparation à la finalisation des procédures de ratification, en mettant particulièrement l’accent sur le recouvrement des avoirs et la lutte contre le blanchiment d’argent.
Le 4 octobre, l’Autorité centrale de contrôle et d’inspection avait tenu une réunion avec une délégation de haut niveau de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, relevant de son service chargé de la lutte contre la corruption et la criminalité financière.
La réunion avait porté sur les mécanismes d’actualisation des projets de loi et des textes législatifs régissant le fonctionnement de l’Autorité, dans le but d’harmoniser les cadres juridiques nationaux avec les normes et les pratiques internationales en vigueur dans les domaines de la promotion de l’intégrité, de la consolidation des règles de gouvernance institutionnelle et du renforcement de l’efficacité du dispositif de lutte contre la corruption.




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