Damas (SANA) – Le quatrième tribunal pénal de Damas a entamé lundi sa sixième audience, consacrée à l’examen et au prononcé du verdict dans l’affaire d’Ahmad Hassoun, accusé d’incitation à la violence, d’apologie du meurtre et d’abus de pouvoir.
Cette audience est présidée par le juge Fakhr al-Din al-Aryan et réunit des membres de la Commission nationale pour la justice transitionnelle ainsi que des représentants d’organisations juridiques et humanitaires internationales.
La première audience du procès de Hassoun s’est tenue le 25 juin. Il est accusé de plusieurs inculpatiosn, notamment :
– d’avoir exploité sa position de grand mufti de la République à des fins personnelles et établi des relations étendues, en dehors du cadre officiel, avec le chef du régime déchu, Bachar al-Assad, et avec le directeur général du renseignement, Ali Mamlouk, de hauts gradés de l’armée et des chefs de milices qui combattaient en Syrie.
– Inciter les membres et officiers de l’armée de l’ancien régime à soutenir ce dernier contre ses opposants.
– Faire des déclarations médiatiques incitant à la violence contre les civils dans les zones rebelles et les réfugiés fuyant les brutalités du régime, notamment à Alep-Est et à Idleb, et demandant également à l’armée du régime de détruire ces zones.
– Approuvant publiquement, en sa qualité officielle et symbolique de Mufti de la République, des officiers et des personnalités impliqués dans des crimes de guerre, notamment Issam Zahreddine et Qassem Soleymani, en plus de soutenir les interventions russe et iranienne en Syrie, malgré les violations et les massacres commis par leurs forces et milices contre le peuple syrien.
Le procès de Hassoun s’inscrit dans la continuité des audiences judiciaires menées dans le cadre de la justice transitionnelle afin de traduire en justice les responsables des crimes commis contre le peuple syrien sous le régime déchu.
w.h. / L.a.