Damas (SANA) – La Libération n’a pas seulement constitué un tournant dans le paysage syrien, elle a également marqué le début d’une nouvelle étape pour les différentes institutions nationales, dont l’Agence arabe syrienne d’informations « SANA ».
Depuis sa nouvelle relance il y a un an, l’Agence s’est employée à reconstruire sa présence médiatique et à développer ses performances éditoriales et numériques, en s’appuyant sur une vision adaptée à la nouvelle étape et sur une mission fondée sur la transmission de l’information avec précision et responsabilité, tout en reflétant l’image de la Syrie et les transformations qu’elle connaît aux yeux du monde.
Aujourd’hui, SANA poursuit sa mission médiatique en s’appuyant sur le professionnalisme et le développement continu, renforçant ainsi sa présence en tant que voix de la Syrie dans le monde.
Le département des langues : une fenêtre de la Syrie sur le monde
Dans un monde où les frontières géographiques ne constituent plus un obstacle à la circulation de l’information, le département des langues de l’Agence SANA s’impose comme l’un des principaux piliers du travail médiatique. Il assure la diffusion de l’information auprès d’un public diversifié, dans différentes langues, tout en préservant la précision de l’information et l’esprit du texte journalistique.

Le département comprend des équipes travaillant en anglais, en français, en turc, en espagnol et en kurde. Les efforts des rédacteurs et des traducteurs se complètent afin de transmettre le contenu de l’Agence à des publics issus de différentes cultures, reflétant ainsi l’image de la Syrie et ses transformations dans un langage que le monde peut comprendre.
Une vision éditoriale et un même message adressé au monde
Le rédacteur en chef de l’Agence, Omar Faroun, estime que la première année ayant suivi la relance de l’Agence après la Libération a constitué une étape fondatrice importante dans son parcours.
« Depuis sa relance, le 20 août 2025, notre objectif principal était de rétablir la confiance dans l’institution médiatique nationale et de partir d’une nouvelle conception du travail journalistique fondée sur le professionnalisme, la crédibilité et le respect du droit du public à obtenir une information precise », a déclaré Faroun.

Il a expliqué que, sous le régime déchu, l’Agence travaillait dans une marge limitée, imposée par des considérations politiques et un discours unilatéral qui ne reflétait pas la situation dans toutes ses dimensions. Il a souligné qu’aujourd’hui, SANA est davantage ouverte aux questions nationales et veille à rapporter les faits, ainsi qu’à mettre en lumière les voix des Syriens et leurs aspirations, conformément aux normes professionnelles et éthiques.
Faroun a affirmé qu’au cours de cette année, l’Agence a connu une évolution quantitative et qualitative du nombre de nouvelles et de reportages, ainsi qu’une diversification des formats de contenu, parallèlement au renforcement de sa présence sur les plateformes de réseaux sociaux.
Le rédacteur en chef de l’Agence a indiqué que le multilinguisme constitue un pont permettant de transmettre une image fidèle de la Syrie, en présentant un même message journalistique à des publics diversifiés, selon des approches tenant compte des spécificités de chaque langue et de chaque culture, ce qui renforce la position de SANA en tant que source d’information fiable.
« À SANA, nous nous appuyons sur une salle de rédaction unifiée et sur des mécanismes rigoureux de rédaction et de révision, de sorte que toutes les versions linguistiques reposent sur la même source journalistique.

Le contenu est vérifié avant sa publication afin de garantir une transmission fidèle du sens, sans altérer le contexte. Nous veillons également à ce que les traducteurs et les rédacteurs soient de véritables partenaires du processus éditorial, et non de simples transmetteurs du texte », a-t-il indiqué.
Concernant la prochaine étape, Faroun a indiqué que l’ambition de l’Agence est de devenir une référence fiable pour le suivi de l’actualité syrienne, à travers l’élargissement de la production multilingue, le renforcement des contenus numériques et visuels, l’établissement de partenariats médiatiques et le développement des compétences de ses équipes.
Une année d’expérience professionnelle
Le chef du département des langues et responsable de la section espagnole de SANA, Fadi Marouf, a précisé que le département constitue l’un des piliers essentiels du travail de l’Agence, en transmettant les informations et les contenus journalistiques en cinq langues à un large public, en Syrie comme à l’étranger.
Marouf a indiqué que le choix de ces langues correspond à leur large diffusion et à l’importance de s’adresser aux publics international et local. Il a souligné la spécificité de la langue turque compte tenu de la situation géographique et des relations avec la Turquie, le rôle de la langue kurde pour atteindre les locuteurs kurdophones en Syrie et dans les pays voisins, ainsi que celui de l’espagnol dans l’établissement de passerelles entre la Syrie et les pays d’outre-mer.

Dans ce contexte, il a également indiqué que les contenus multilingues ont contribué à élargir la présence de l’Agence et à lui permettre d’atteindre des publics sur les cinq continents, de l’Amérique latine à l’Amérique du Nord, en passant par l’Afrique et l’Europe, jusqu’à l’Asie et l’Australie. Ils permettent ainsi de toucher des millions de personnes, notamment les Syriens et les personnes d’origine syrienne à l’étranger, en particulier les générations qui ne parlent pas l’arabe.
Marouf a ajouté qu’au cours de sa première année, le département a connu une évolution quantitative et qualitative, caractérisée par une augmentation du nombre de nouvelles et de couvertures médiatiques ainsi que par une amélioration du niveau éditorial, parallèlement à la formation des équipes et à l’utilisation des technologies modernes, tout en maintenant l’engagement en faveur de la précision, de l’objectivité et du recours à des sources fiables, conformément à la devise de SANA : « L’information, précision et responsabilité ».
Un pont de communication avec un large public
De son côté, le chef de la section turque de SANA, Yashar Hassan, a affirmé que cette section constitue un important pont médiatique entre la Syrie et le public turcophone. Son audience ne se limite pas à la Turquie, mais s’étend également à d’autres pays turcophones, notamment l’Azerbaïdjan.
Hassan a souligné que les relations géographiques, historiques et économiques entre la Syrie et la Turquie, ainsi que l’intérêt de l’opinion publique turque pour les affaires syriennes, rendent indispensable la présentation d’un contenu professionnel et fiable en langue turque.
Il a expliqué que le travail de la section va au-delà de la traduction littérale des informations, puisqu’elle propose des contenus politiques, économiques, humanitaires, culturels et sportifs tenant compte des spécificités linguistiques et culturelles du public ciblé, afin de l’aider à comprendre les évolutions en Syrie à partir d’une source officielle qui privilégie le professionnalisme et la précision.

Hassan estime que l’expérience de la section au cours de la première année suivant la relance de SANA a été positive et a jeté les bases d’un travail professionnel susceptible d’être davantage développé. Il a indiqué que la section avait réussi à consolider sa présence au sein de la plateforme multilingue de l’Agence SANA et qu’elle avait continué à assurer une couverture quotidienne des événements syriens et régionaux en langue turque, conformément aux normes professionnelles de rédaction journalistique.
Une présence qui reflète la diversité syrienne
Pour sa part, le chef de la section kurde de SANA, Ahmad Al-Haji, a estimé que l’existence de cette section constitue une étape importante vers un paysage médiatique plus inclusif, reflétant la diversité culturelle et linguistique de la Syrie.
Al-Haji a expliqué que le lancement du service en langue kurde ne se limite pas à l’ajout d’une nouvelle langue, mais permet à une large catégorie de Syriens d’accéder aux nouvelles et aux informations dans leur langue maternelle. Il concrétise également l’ouverture de l’Agence à l’ensemble des composantes de la société syrienne, dans le cadre d’une mission médiatique nationale et professionnelle.
Il a ajouté que la mise à disposition de contenus en langue kurde renforce les passerelles de communication avec le public kurdophone, contribue à élargir l’audience de l’Agence et à renforcer la confiance dans ses contenus, tout en tenant compte des spécificités linguistiques et culturelles de ce public.
La précision au cœur du message journalistique
Le journaliste Mohammad Fares, de la section anglaise, estime que la précision constitue l’un des principaux défis de la traduction de l’information, notamment lorsqu’il s’agit de sujets qui suscitent l’intérêt du public syrien à l’étranger et des observateurs internationaux.
Il a expliqué que la préservation de la précision du message journalistique commence par une bonne compréhension du texte original et une révision attentive de celui-ci, avant de le transposer en utilisant une terminologie journalistique adaptée à la langue cible.
Fares a souligné que le travail repose sur une révision conjointe entre le traducteur et le responsable de permanence, permettant de vérifier le contenu et d’examiner toute remarque avant publication, dans le but d’atteindre le plus haut niveau possible de précision et de qualité dans la transmission de l’information.
De la rédaction jusqu’au lecteur
La cheffe de la section française de SANA, Raghda Bittar, a expliqué, quant à elle, que toute information publiée en français passe par plusieurs étapes, à commencer par la sélection du sujet, qu’il s’agisse d’une production de l’Agence ou d’une information provenant de l’étranger susceptible d’intéresser le public francophone. Le contenu est ensuite lu, assimilé et réécrit afin de l’adapter aux spécificités de la langue française.
Elle a ajouté que le contenu est ensuite traduit et révisé avant d’être publié sur le site Internet et les plateformes de réseaux sociaux, afin d’atteindre le public francophone en Europe, en Amérique du Nord, en Afrique ainsi que dans plusieurs pays asiatiques.
Une même responsabilité en plusieurs langues
Tous les contenus journalistiques passent par différentes étapes de rédaction, de révision et de vérification avant leur publication, dans le cadre d’une coordination permanente entre la salle de rédaction et les sections linguistiques, afin de garantir l’exactitude de l’information, la qualité de la traduction et la transmission du message journalistique au lecteur sans altération de son contexte ni de son contenu.
Un an après sa nouvelle relance, le département des langues de l’Agence SANA continue de consolider sa présence en tant que l’un des principaux ponts de communication entre l’Agence et son public, en Syrie comme à l’étranger. À travers ses sections en turc, en kurde, en anglais, en français et en espagnol, il poursuit la transmission de l’information avec professionnalisme et précision, reflétant ainsi l’évolution des performances médiatiques de l’Agence et renforçant sa présence aux niveaux régional et international.
Le département poursuit le développement de sa présence en s’appuyant sur ses journalistes et ses traducteurs, ainsi que sur une mission fondée sur la conviction que l’information est synonyme de précision et de responsabilité, et que s’adresser au monde dans ses différentes langues constitue une composante essentielle de la mission de SANA visant à transmettre l’image de la Syrie au monde.
rb