Damas, (SANA) Damas connaîtra en août plusieurs phénomènes astronomiques rares, notamment la pointe des Perséides, l’alignement apparent de six planètes et une éclipse partielle de la Lune en fin de mois.
Nabil Al‑Bich, membre du comité consultatif de l’Association astronomique syrienne, a confirmé, dans une déclaration au correspondant de Sana, que le ciel de la Syrie enregistrera la plus forte intensité de la pluie de météores les nuits du 12 et 13 août, coïncidant avec la phase de nouvelle lune, lorsque l’éclairement lunaire est nul, permettant ainsi une observation plus claire, avec un taux estimé entre 40 et 100 météores par heure.
L’explication physique
Al‑Bich a expliqué que les Perséides résultent de l’entrée rapide dans l’atmosphère terrestre de fines particules de poussière issues de la comète Swift–Tuttle, où elles se consument et apparaissent sous forme d’éclairs lumineux.
Il a précisé que le phénomène est entièrement naturel et ne présente aucun danger, ajoutant que le meilleur moment pour l’observer commence vers 22 heures, loin des lumières urbaines, afin de garantir une visibilité optimale à l’œil nu.
Un alignement apparent de six planètes dans le système solaire
Al‑Bich a indiqué que, dans le ciel de Damas, on pourra observer à l’aube de mercredi soit 30 à 60 minutes avant le lever du soleil du jeudi 13 août un alignement apparent de six planètes : Jupiter, Mercure, Mars, Saturne, Uranus et Neptune.
Il a précisé que Mars peut être identifié par sa teinte rougeâtre et Saturne par ses anneaux visibles à l’œil nu, tandis que Jupiter et Mercure apparaîtront bas sur l’horizon est.
En revanche, l’observation d’Uranus et de Neptune nécessite l’usage de jumelles ou de télescopes adaptés en raison de leur faible luminosité et de leur grande distance.
Une éclipse partielle de la Lune
Al‑Bich a indiqué que l’alignement orbital entre la Terre, le Soleil et la Lune permettra d’observer un éclipse partielle de la Lune à l’aube du vendredi 28 août 2026.
Il a souligné que ce phénomène est totalement sûr pour les yeux et ne nécessite ni filtres ni lunettes de protection.
Il a également précisé que les Perséides constituent une pluie de météores annuelle dans l’hémisphère Nord, résultant du passage de la Terre dans le nuage de débris de la comète Swift–Tuttle.
La qualité de leur observation dépend du phase lunaire, et l’édition 2026 sera particulièrement favorable grâce à la coïncidence entre le pic d’activité et la nouvelle lune.
Ib.i. / L.a.