Damas, (SANA) Les efforts gouvernementaux pour mettre en œuvre la vision « Une Syrie sans camps » se concentrent sur une démarche intégrée combinant la réhabilitation des infrastructures dans les zones détruites et la coordination entre les ministères, les gouvernorats et les organismes internationaux afin de garantir le retour des habitants et de mettre fin à la souffrance du déplacement.
Premier axe : structure organisationnelle et feuille de route
La création du comité directeur par le décret n° 59 de l’année 2026 a constitué le cadre institutionnel de gestion du dossier du déplacement, à travers deux comités : un comité directeur regroupant ministres et gouverneurs, et un comité exécutif chargé de l’application des plans sur le terrain.
Le vice‑ministre des Situations d’urgence, Ahmad Qziz, a affirmé que le plan vise à mettre fin à l’usage des tentes durant l’année 2026 et à parvenir à des solutions durables pour l’ensemble des camps d’ici 2027.
Deuxième axe : gouvernance du financement et partenariats internationaux
Les relations économiques avec la Banque mondiale sont entrées dans une phase d’expansion, celle‑ci ayant approuvé le financement de deux nouveaux projets sur l’ensemble des onze projets, en cohérence avec les objectifs de la vision.
Le comité a également pris connaissance de l’avancement de la création d’une plateforme nationale de données et a approuvé la formation d’un comité financier chargé de garantir discipline et bonne gouvernance.
Le 11 juin, le gouvernement a discuté avec la Banque islamique de développement, des possibilités de soutenir des projets de lutte contre la pauvreté et de financer des initiatives liées à la vision.
Troisième axe : coordination gouvernementale-onusienne
La période écoulée a été marquée par des ateliers et réunions avec le HCR, la FAO et l’Autorité de planification, afin d’unifier les approches concernant les mécanismes de mise en œuvre.
Le chef de la coopération onusienne au ministère des Affaires étrangères et des Expatriés, Mohammad Bathich, a souligné que la réussite de la vision dépend de données précises et d’indicateurs clairs, incluant les dimensions sociales et comportementales nécessaires pour assurer l’intégration.
Quatrième axe : déblaiement, déminage et élimination des restes de guerre
Le comité a examiné à Alep les mécanismes de renforcement du retour volontaire, en insistant sur le fait que l’enlèvement des décombres et des mines constitue une condition essentielle au retour des habitants.
Le 28 juin, le ministère des Situations d’urgence a organisé à Genève une table ronde sur le relèvement, avec la participation de gouvernements et d’organisations internationales, où l’accent a été mis sur le rôle du Centre national pour les actions liées aux mines dans la conduite des efforts.
Cinquième axe : mobilisation du soutien international au retour volontaire
Le 12 juillet, le comité a discuté avec la rapporteuse onusienne Paula Gaviria Betancur de l’état d’avancement des travaux et des défis. Le ministre des Situations d’urgence, Raed al‑Saleh, a expliqué que les principaux obstacles résident dans la faiblesse des infrastructures, la présence de mines et de décombres.
La rapporteuse a affirmé qu’un plan clair, un comité spécialisé et une mise en œuvre réelle rendent le travail « tangible », soulignant qu’elle poursuit ses visites dans les gouvernorats en vue de présenter son rapport final aux Nations unies.
Sixième axe : plateforme nationale de données et recensement des camps
Le comité a travaillé à la création d’une plateforme nationale intégrée de données, parallèlement à la réalisation d’un recensement complet des camps.
Lors de sa réunion du 6 mai, il a examiné les résultats du recensement des camps d’Idleb, qui a enregistré 736 camps abritant environ 91 000 familles.
Le membre du comité exécutif, Ahmad Chehada, a indiqué que 1 081 familles sont déjà revenues, tandis que 1 150 ont exprimé leur volonté de retour, précisant que le transport et le soutien logistique continuent d’être assurés.
Il convient de rappeler que le président Ahmad al‑Charaa a publié, le 10 mars dernier, le décret n° 59 de l’année 2026 portant création d’un comité national chargé de la réhabilitation des infrastructures dans les zones détruites, regroupant ministres, gouverneurs et organismes gouvernementaux concernés.
am