Damas, (SANA) Le porte‑parole du ministère de l’Intérieur, Noureddine al-Baba, a déclaré que de nombreuses régions syriennes ont récemment été le théâtre de sit‑in et de rassemblements populaires réclamant la tenue responsable des auteurs des crimes et des violations commises durant l’ancien régime. Ces revendications, a‑t‑il souligné, expriment un droit légitime pour les victimes et leurs familles.
Il a affirmé que la reddition des comptes n’est pas seulement une demande populaire, mais également un engagement officiel de la nouvelle Syrie. La justice, a‑t‑il rappelé, ne peut se construire sur l’émotion, les jugements préconçus, les sanctions arbitraires ou la logique de vengeance, mais uniquement sur le droit, les preuves et les juridictions compétentes.
Le porte‑parole a précisé que le devoir de l’État n’est pas seulement de poursuivre les criminels, mais aussi de garantir que ces poursuites se déroulent selon des procédures légales rigoureuses, préservant les droits. Depuis la libération, l’État syrien n’a jamais fait preuve de laxisme dans la poursuite des personnes impliquées dans des crimes et des violations.
Il a annoncé que les services de sécurité avaient réalisé une série d’avancées importantes, dont la plus notable est le démantèlement, pour la première fois rendu public, d’une cellule terroriste liée aux appareils de l’ancien régime. Les investigations ont révélé que ses membres agissaient comme des bras sécuritaires dans les zones libérées et avaient participé à la coordination d’opérations d’explosion visant des zones civiles à Idleb et Jisr al‑Choughour.
Concernant le dossier des médecins travaillant dans les hôpitaux militaires du régime déchu, les autorités compétentes ont arrêté 12 officiers, dont un général, six brigadiers, deux colonels, deux commandants et un capitaine.
Le porte‑parole a réaffirmé qu’il n’existe aucune immunité pour un criminel, aucune protection pour un impliqué et aucune place pour l’impunité dans la nouvelle Syrie. Il a rappelé que la justice transitionnelle constitue un projet national intégré fondé sur la recherche de la vérité, la responsabilisation des auteurs de crimes, la réparation des victimes, la préservation de la mémoire nationale, l’indemnisation des préjudices et la garantie de la non‑répétition des violations.
Il a insisté sur le fait que les droits des victimes et le sang des martyrs sont un dépôt confié aux institutions de l’État. La reddition des comptes se poursuit et ne s’arrêtera pas, mais elle restera fondée sur la loi, les preuves, les faits et les décisions judiciaires — et non sur les rumeurs, les réactions émotionnelles ou les désirs immédiats.
« La justice est notre voie et la loi notre outil », a‑t‑il déclaré, soulignant que la construction de la nouvelle Syrie passe par des institutions fortes, une justice indépendante et une responsabilisation équitable qui n’exclut personne et n’injustice personne.
La Direction de la lutte contre le terrorisme, qui œuvre à tarir les sources du terrorisme, compte actuellement 5989 détenus appartenant à différents grades militaires du régime déchu.
Malgré sa création récente et l’ampleur des défis, la Direction de la lutte contre le terrorisme a réalisé des résultats remarquables grâce au soutien du peuple, convaincu du rôle des institutions de l’État issues du cœur de la révolution syrienne.
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