Genève, (SANA) Lors de la participation de la Syrie à la 114ᵉ session de laConférence internationale du Travail (CIT) à Genève, le président de la Fédération générale des syndicats des ouvriers, Abdul Alim Al-Bakour, a affirmé que les ouvriers syriens constituent un pilier essentiel des efforts de relèvement et de reconstruction.
Cela s’est intervenu lors des travaux de la conférence, qui ont entamés hier, et se poursuivront jusqu’au 12 du mois en cours.
Al-Bakour: réintégration des ouvriers licenciés, autonomisation des femmes et modernisation des législations
Dans son intervention lundi, Al-Bakour a indiqué que la Syrie œuvre à réintégrer les ouvriers licenciés, à renforcer l’autonomisation des femmes et à actualiser la législation du travail conformément aux normes de l’Organisation internationale du travail (OIT), tout en appelant à développer la coopération technique, la formation professionnelle et le soutien au relèvement économique et social.
Il a remercié l’OIT pour ses efforts en faveur des droits des ouvriers, soulignant que la Fédération continue de participer à la révision des lois nationales, notamment celle sur la fonction publique, afin d’assurer sa compatibilité avec les normes de l’Organisation internationale du travail, renforcer les principes de transparence et d’égalité des chances et protéger les droits des ouvriers à différentes étapes de leur carrière.
Al-Bakour a indiqué que la coopération entre la Fédération et le gouvernement traduit une volonté nationale de reconstruire des institutions plus justes et efficaces.
Il a ajouté que le dialogue social avait permis des hausses salariales notables dans certains secteurs, confirmant la force de l’unité des ouvriers et la capacité du partenariat entre acteurs de la production à obtenir des résultats concrets malgré les difficultés économiques.
Renforcement de la coopération technique et de la formation professionnelle
Al-Bakour a demandé à l’OIT de tenir compte de la spécificité de la Syrie en tant que pays sortant d’une guerre complexe, en renforçant la coopération technique, les programmes de formation professionnelle, le développement de la législation du travail et la consolidation des mécanismes de dialogue social comme piliers d’un développement équitable.
En marge de la conférence, Al-Bakour et la délégation qui l’accompagne ont discuté avec les présidents des fédérations syndicales de Bahreïn, de Libye et du Soudan des moyens de développer la formation syndicale, de renforcer l’autonomisation des femmes et des jeunes, et de coordonner les positions dans les forums syndicaux internationaux.
La participation de la délégation de la fédération affirme sa volonté de renforcer sa présence dans les forums syndicaux internationaux, de contribuer aux discussions sur les enjeux majeurs du travail et de promouvoir les politiques en faveur de la justice sociale, de l’emploi décent et de la coopération avec les partenaires internationaux.

Ib.i. / ls