Damas, (SANA) Le ministère de l’Éducation, en coopération avec l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), a organisé dimanche un atelier consacré aux priorités des métiers et des spécialités, ainsi qu’aux mécanismes de modernisation et d’adaptation aux besoins du marché du travail, avec la participation de conseillers spécialisés dans l’enseignement professionnel et technique et de représentants des chambres d’industrie.
Évaluer l’état de l’enseignement professionnel et définir les priorités
L’atelier, organisé au siège du ministère à Damas, a présenté un résumé des résultats de l’évaluation du système d’enseignement et de formation professionnelle, ainsi qu’un recensement des lacunes actuelles, des besoins liés à la reconstruction et aux services essentiels, en plus d’une vision prospective et des moyens de renforcer la résilience et de soutenir la croissance économique.
Les discussions ont porté sur l’identification des métiers et spécialités prioritaires susceptibles de soutenir l’économie nationale et de renforcer sa capacité de croissance, en cohérence avec les évolutions économiques et les exigences du développement.
Une stratégie pour développer l’enseignement professionnel
Le ministre de l’Éducation, Mohammad Abdel Rahman Turko, a souligné durant l’atelier l’importance de poursuivre la modernisation de l’enseignement professionnel et technique afin de l’adapter aux besoins du marché du travail et aux exigences de la reconstruction. Il a insisté sur la mise à jour des programmes et l’amélioration des méthodes de formation pratique pour renforcer les compétences des diplômés et faciliter leur intégration directe dans le marché du travail.
Dans une déclaration à SANA, la directrice de l’enseignement professionnel et technique au ministère, Sawsan Harastani, a expliqué que la réussite de l’enseignement professionnel dépendait de son adéquation avec les besoins du marché du travail. Elle a indiqué que le processus de modernisation avait débuté en coordination directe avec les chambres d’industrie et le secteur privé afin d’identifier les métiers demandés et les écarts entre les spécialités actuelles et les besoins du marché.
Harastani a ajouté que le plan de développement comprend la mise à jour des programmes, la formation des cadres pédagogiques, ainsi que l’amélioration des équipements et de l’infrastructure de formation. Elle a précisé que les ateliers actuels examinaient également la possibilité de convertir certaines spécialités au système d’enseignement dual, fondé sur un partenariat entre le ministère, les chambres d’industrie et le secteur productif. Ce système permet à l’étudiant de passer deux jours en entreprise et trois jours à l’école sous supervision conjointe, afin de lui transmettre les compétences requises et de renforcer sa préparation à intégrer le marché du travail dès l’obtention de son diplôme.
Mécanismes pour renforcer le modèle d’enseignement dual
Pour sa part, Hamza Al-Youssef, conseiller en enseignement professionnel auprès de la GIZ, a indiqué que l’agence avait mené, en coopération avec la direction de l’enseignement professionnel en Syrie, une évaluation complète du système d’enseignement professionnel, fondée sur l’examen des études et sources disponibles sur la situation du secteur, afin d’identifier les principaux défis et d’établir des axes préliminaires pour sa réforme et son développement.
Al-Youssef a ajouté que l’atelier réunissait des experts et des spécialistes pour identifier les métiers prioritaires, notamment ceux liés à la reconstruction et aux besoins du marché du travail, ainsi que pour examiner les mécanismes permettant de renforcer le modèle d’enseignement combinant formation théorique et pratique au sein des entreprises et établissements industriels.
Encourager l’orientation vers l’enseignement professionnel
De son côté, Mohammad Al-Khaled, vice-président de la Chambre d’industrie de Hama, a souligné que l’infrastructure des écoles professionnelles nécessitait encore des améliorations et un soutien accru pour renforcer l’environnement éducatif, les équipements et les services. Il a insisté sur l’importance d’élever le niveau des cadres pédagogiques et de développer les compétences des enseignants afin de répondre aux exigences du marché du travail moderne.
Al-Khaled a précisé que le nombre d’inscrits dans le système d’enseignement dual restait limité, ce qui nécessite de renforcer la culture de l’enseignement professionnel et d’offrir des incitations encourageant les étudiants à s’y engager, afin d’alimenter le marché du travail en compétences qualifiées et formées.
Le 12 novembre dernier, le ministère de l’Éducation et la GIZ avaient déjà examiné les moyens de renforcer leur coopération dans le domaine du développement de l’enseignement professionnel et technique, afin de moderniser les programmes et de les adapter aux besoins du marché du travail.
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