Damas (SANA) Adjudant-chef au sein de la branche 227 (branche de la zone) du service de renseignement militaire, il fait partie des principaux exécutants directs du massacre du quartier de Tadamon à Damas, perpétré le 16 avril 2013, qui a coûté la vie à des dizaines de civils innocents.
— Le ministère de l’Intérieur l’a arrêté lors d’une opération de sécurité minutieusement menée dans la plaine d’al Ghab, dans le gouvernorat de Hama, après plusieurs jours de surveillance.
— L’an dernier, la sécurité intérieure avait déjà arrêté plusieurs personnes impliquées dans le massacre ; celles-ci avaient reconnu avoir commis de multiples tueries dans le quartier, causant la mort de plus de 500 hommes et femmes, ainsi que des actes de pillage et de vol de maisons et de biens.
— Le quotidien The Guardian a été le premier grand média international à révéler de manière documentée et publique l’identité d’Amjad Youssef, dans le cadre de son enquête publiée en avril 2022 sur le massacre de Tadamon.
— L’enquête s’appuyait sur des vidéos fuitées datant du 16 avril 2013, où l’on voit Youssef et des membres du régime déchu en tenue militaire ordonner à des civils, les yeux bandés et les mains ligotées, de courir avant de leur tirer dessus et de les précipiter dans une fosse remplie de corps.
— La vidéo documente l’exécution de 41 hommes avant que les corps ne soient brûlés, constituant une preuve des exécutions collectives commises dans le quartier.
— Youssef était responsable du quartier et y a commis de nombreuses violations et crimes contre les civils.
— Les habitants du quartier ont recensé les noms de 288 martyrs dans ce massacre, l’un d’une série de tueries révélées par les fosses communes de Tadamon.
— La vidéo et l’enquête internationale ont apporté une preuve supplémentaire des crimes commis par les forces du régime déchu contre le peuple syrien durant les années de la révolution.
R.Kh / M.Ch.