Damas (SANA) À l’occasion du 15e anniversaire du début de la révolution syrienne, les positions nationales et internationales s’unifient pour souligner l’importance de ce moment charnière qui a constitué une profonde transformation de la conscience collective et du trajet de la construction d’un État moderne.
À cette occasion, les institutions nationales ont commémoré les sacrifices des Syriens et honoré leurs martyrs, tandis que plusieurs pays, dont la France, l’Allemagne et l’Union européenne, pt réaffirmé leur soutien aux droits des Syriens et au processus de la justice transitionnelle.
Ceci témoigne la place qu’occupe la révolution dans la mémoire collective et le discours international, et confère à cette commémoration une dimension supplémentaire liée à la reconstruction, à la consolidation de la stabilité et à la construction d’un avenir digne des sacrifices consentis par les Syriens.
À cette occasion, le ministre des Affaires étrangères et des Expatriés, Assaad Hassan al-Chaibani, a souligné que la meilleure façon d’honorer les sacrifices du peuple syrien est de construire la Syrie dont il rêvait, déclarant : « Les chants de liberté et de dignité résonnent encore dans les ruelles et sur les places, nous inspirant la responsabilité de poursuivre la construction. »
Un engagement national à poursuivre les efforts pour consolider la stabilité
Le ministre de la Défense, le général de division Murhaf Abou Qasra, a affirmé que l’anniversaire de la révolution est l’occasion de renouveler notre engagement envers les martyrs, dont le sang a ouvert la voie à la liberté.
Il a déclaré : « Nous apprécions hautement les sacrifices de notre peuple et de nos martyrs… et nous renouvelons notre engagement à rester dignes de la confiance placée en nous pour défendre la Syrie et son peuple. »
À cette occasion, l’Armée arabe syrienne a adopté la Plateforme de gestion des opérations militaires comme canal de communication officiel, soulignant que son lancement vise à documenter les progrès accomplis et à consolider la stabilité.
De son côté, le ministre de l’Information, Hamza al-Mustafa, a affirmé que le nom « Révolution de la dignité » est la meilleure expression de la lutte du peuple syrien et ses efforts pour bâtir un État fondé sur l’égalité entre les citoyens.
Il a expliqué que la révolution a porté de nombreux noms, reflétant la complexité de son parcours et l’ampleur des sacrifices consentis par le peuple syrien, mais que le nom donné par les habitants de Daraa le 18 mars demeure le plus révélateur de l’essence de leurs revendications à la liberté et à la dignité.
Le ministre de l’Énergie, Mohammed al-Bachir, a réaffirmé l’engagement de son ministère à rétablir les droits des employés licenciés pour avoir soutenu la révolution.
Il a précisé que 3 877 contrats de réintégration avaient été signés et que le règlement de 4 359 dossiers était finalisé.
Le ministre de la Gestion des situations d’urgence et des catastrophes, Raëd al-Saleh, a déclaré que la révolution syrienne représentait une lutte épique pour la liberté, commencée il y a 15 ans et écrite par les Syriens avec leur sang, leurs souffrances et leurs sacrifices.
Il a exprimé sa gratitude à « tous ceux qui ont apporté leur aide, sauvé des vies, instruit des générations et pansé les plaies », évoquant les efforts déployés pour accompagner le progrès de la révolution.
La ministre des Affaires sociales et du Travail, Hind Kabawat, a affirmé que les sacrifices et la patience du peuple syrien ont constitué la pierre angulaire de la victoire de sa révolution, entamée il y a quinze ans.
Elle a souligné que les Syriens se sont dressés contre l’injustice alors que le silence était plus facile, et qu’ils sont restés fermes malgré les pertes, l’épuisement et l’oppression, sans jamais laisser leurs voix se réduire au silence.
Le représentant permanent de la Syrie auprès du Conseil de sécurité, Ibrahim Olabi, a expliqué aujourd’hui devant le Conseil qu’il y a quinze ans, les Syriens « se sont levés et ont élevé la voix pour réclamer la liberté, la dignité et la justice », insistant sur le fait que ce moment a marqué le début d’un long chemin au cours duquel les Syriens ont payé un prix cher de sang, d’arrestation et de déplacement.
Dans le même esprit, le gouverneur de la banlieue de Damas, Amer al-Cheikh, a souligné que l’anniversaire du lancement de la révolution syrienne est un moment charnière où le peuple a décidé de ne plus se taire et que sa dignité était un droit inaliénable.
Il a fait noter que la volonté de liberté a triomphé face aux décennies d’oppression et ouvert la voie à une nouvelle ère pour la nation.
À Soueïda, le gouverneur Mustafa al-Bakour a affirmé que la Syrie après la libération est la patrie de tous les Syriens, déclarant : « Nous nous inspirons de notre révolution le sens de l’unité et de la dignité que nous avons conquise, et nous la préserverons par un travail collectif et la reconstruction. »
De son côté, le Syndicat des ingénieurs agricoles syriens a réaffirmé son attachement aux principes de la révolution et sa défense constante des valeurs de liberté, de justice et de dignité humaine, ainsi que ses efforts pour revitaliser le secteur agricole, protéger les ressources naturelles et préserver la biodiversité.
Le président de l’Autorité nationale pour la justice transitionnelle, Abdul Bassit Abdullatif, a déclaré que la justice est la voie vers un avenir digne des sacrifices du peuple syrien, soulignant que la Syrie ne sera pas fondée sur la vengeance, mais sur la recherche de la vérité, la garantie de la punition et la lutte contre l’impunité.
Dans un autre registre, la Société postale syrienne a émis mercredi son premier timbre commémoratif, marquant le 15e anniversaire du début de la révolution syrienne.
Pour commémorer cet anniversaire, l’Autorité générale de l’aviation civile a illuminé les écrans d’information des vols de l’aéroport international d’Alep avec un vol symbolique intitulé « La Révolution syrienne », une initiative soulignant l’importance de l’événement.
Parallèlement, la population de Kabranbel ont levé à nouveau les bannières de la révolution qui sont devenues un symbole de la conscience populaire et de l’esprit de la révolution pacifique, s’inscrivant ainsi comme une icône de la mémoire collective syrienne.
Les différents gouvernorats syriens ont été le théâtre de grandes célébrations marquant le 15e anniversaire de la révolution syrienne, en hommage aux sacrifices des martyrs.
La communauté internationale a également pris position. La France a affirmé son soutien aux droits du peuple syrien dans une déclaration officielle et considéré la révolution syrienne comme « un rappel constant des aspirations d’un peuple qui a consenti d’immenses sacrifices pour la liberté ».
L.Arfi