Damas, (SANA) Le porte-parole du ministère de l’Intérieur syrien, Nour Eddine al-Baba, a révélé que le ministère avait élaboré un plan de déploiement sécuritaire pour assurer le gouvernorat de Hassaké, parallèlement à l’entrée des unités de l’armée arabe syrienne, conformément à l’engagement de garantir la réussite de l’accord signé entre le gouvernement syrien et les FDS.
Al-Baba a décrit lors d’une conférence de presse la situation humanitaire dans le camp d’al-Hol comme « choquante à tous les niveaux », semblable à un camp de détention forcée où des milliers de personnes ont été retenues pendant de longues années dans des conditions difficiles, dans une zone semi-désertique dépourvue d’infrastructures, en contradiction avec les principes fondamentaux de justice et des droits de l’homme.
Le porte-parole a annoncé que, dès les premiers instants, le ministère de l’Intérieur avait commencé à rétablir la sécurité, à fermer les brèches dans l’enceinte du camp d’al-Hol et à sécuriser ses abords, plaçant le site sous la supervision des autorités compétentes et assurant les besoins humanitaires en coordination avec les organisations de la société civile concernées, en plus du lancement du processus de vérification des données et des documents d’identité des personnes retenues.
Al-Baba a expliqué que le ministère suivait la situation de ceux qui avaient quitté le camp de manière non organisée, que la majorité d’entre eux avaient été retrouvés et régularisés juridiquement, tandis que les résidents étaient transférés vers un site alternatif offrant de meilleures conditions humanitaires et plus facilement accessible.
L’approche du gouvernement syrien repose sur « le respect de la dignité humaine et l’application équitable de la loi », loin de toute politisation de la souffrance des civils, tout en poursuivant toute personne dont l’implication dans des crimes est prouvée, à travers des procédures judiciaires transparentes, a-t-il souligné.
En réponse à une question de l’agence SANA concernant les personnes ayant perdu leurs documents, al-Baba a expliqué que la situation nécessite un recensement précis, et qu’à cette fin, une coordination est en cours avec les organisations concernées et les associations locales pour confirmer l’identité de ces personnes et déterminer où leurs documents ont été perdus, tout en procédant à la vérification entre les différents registres d’état civil, en raison de leur multiplicité durant les années de la crise. Il a indiqué qu’un travail est actuellement en cours pour établir une base de données unifiée couvrant l’ensemble du territoire syrien.
M.Ch.