Genève, (SANA) L’ambassadrice de bonne volonté du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Muzoon Almellehan, a affirmé que chaque enfant en Syrie mérite de grandir dans un environnement sûr, soulignant qu’il est essentiel que la nouvelle génération d’enfants syriens n’hérite pas de difficultés du passé.
Almellehan a déclaré, lors d’une conférence de presse organisée par les agences des Nations unies à Genève par visioconférence, que la Syrie se trouve aujourd’hui à un «tournant décisif». Elle a précisé avoir constaté, au cours de ses visites dans différentes régions, un regain d’espoir et de détermination chez les familles, les enseignants, les jeunes et les autorités locales pour reconstruire, ajoutant que les signes de relèvement et de retour des communautés à leur vie d’avant deviennent plus visibles malgré les défis persistants.
Almellehan a mis en garde contre les dangers quotidiens auxquels les enfants restent exposés, notamment les restes explosifs de la guerre, les infrastructures endommagées et la faiblesse des services essentiels. Elle a souligné que l’éducation demeure « la priorité absolue », car les enfants ne peuvent apprendre sans sécurité et qu’il n’y a pas d’avenir sans école. Elle a indiqué que des millions d’enfants restent privés d’enseignement en raison des dommages subis par les établissements scolaires, de la pauvreté ou des déplacements répétés.
L’ambassadrice de bonne volonté a affirmé que l’éducation des filles favorise une reprise plus rapide des familles, renforce les communautés et améliore l’économie locale. Elle a ajouté que l’UNICEF travaille dans toute la Syrie à la réhabilitation des écoles, à la remise en état des réseaux d’eau, à la fourniture de services de santé et de nutrition, au soutien de la santé mentale et à l’aide au retour des enfants à l’éducation.
Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a annoncé en 2017 la nomination de la jeune Syrienne Muzoon Almellehan, militante pour l’éducation, comme première ambassadrice de bonne volonté pour les questions relatives aux réfugiés, après son déplacement en 2013 et son séjour en tant que réfugiée dans le camp de Zaatari, en Jordanie, avant sa réinstallation au Royaume-Uni.
M.Ch.