La Haye, (SANA) L’Autorité nationale pour les personnes disparues a participé à un programme de formation spécialisé dans les techniques d’analyse de l’ADN, organisé par la Commission internationale pour les personnes disparues (ICMP) à La Haye, aux Pays-Bas.
Cette formation vise à renforcer les capacités nationales en matière d’analyse des échantillons biologiques, de comparaison des profils génétiques et d’identification des personnes disparues.
Le bureau de presse de l’autorité a indiqué samedi à SANA que le programme, organisé du 14 au 18 septembre avec la participation d’une équipe de spécialistes de l’autorité, était le premier d’une série de formations consacrées aux laboratoires d’ADN.
Il s’inscrit dans le cadre de la coopération continue entre les deux parties visant à développer les capacités nationales en matière de recherche des personnes disparues, de traitement des échantillons biologiques et d’analyses génétiques.
Formation pratique et échange d’expertise
Le bureau a précisé que le programme comprenait des exercices pratiques couvrant les différentes étapes des analyses d’ADN en laboratoire, ainsi qu’un atelier spécialisé sur l’assurance qualité et la comparaison des profils génétiques.
Il a également permis un échange d’expertise technique sur la mise en place d’un laboratoire national d’ADN relevant de l’autorité, conformément aux normes scientifiques et professionnelles reconnues.
Selon le bureau, l’autorité a souligné que le développement de capacités nationales durables dans le domaine de l’analyse génétique constitue une étape essentielle pour soutenir les efforts visant à déterminer le sort des personnes disparues, à préserver leur dignité et à permettre à leurs familles de savoir ce qu’il est advenu de leurs proches, dans le cadre d’un processus professionnel et impartial.
Il a ajouté que l’autorité avait exprimé sa reconnaissance à l’ICMP pour sa coopération et l’expertise apportée au cours du programme, ainsi qu’au ministère allemand des Affaires étrangères pour son soutien à la mise en œuvre de cette formation.
Un système intégré au service de l’identification
La Commission internationale pour les personnes disparues est une organisation internationale spécialisée dans l’aide aux gouvernements et aux organismes concernés pour déterminer le sort des personnes disparues.
Elle s’appuie sur un dispositif intégré comprenant la recherche et la récupération des restes humains, l’anthropologie médico-légale, l’analyse génétique et la gestion des données.
Ses laboratoires spécialisés analysent notamment des échantillons d’ADN fortement dégradés provenant d’ossements et de tissus afin d’en établir les profils génétiques et de les comparer aux échantillons de référence fournis par les familles des personnes disparues.
Les laboratoires de l’ICMP utilisent plusieurs techniques génétiques, notamment l’analyse des répétitions courtes en tandem (STR) et des polymorphismes nucléotidiques simples (SNP), tout en développant des techniques modernes de séquençage génétique adaptées aux échantillons fortement dégradés.
Les profils génétiques obtenus à partir de restes humains ou d’échantillons non identifiés sont comparés à ceux des proches des personnes disparues. La fiabilité de la comparaison augmente lorsque des échantillons de référence provenant de plusieurs membres d’une même famille sont disponibles, en particulier des parents et des enfants.
L’ICMP utilise également le système intégré de gestion des données (iDMS) pour gérer les informations relatives aux personnes disparues et à leurs familles, les échantillons de référence, les profils ADN et les résultats des comparaisons, tout en appliquant des mesures destinées à protéger les données génétiques et personnelles et à en contrôler l’accès.
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