Dubaï-(SANA) Le président Ahmad al-Charaa a affirmé mardi à Dubaï que la Syrie, que le monde considérait autrefois comme un problème majeur, est désormais devenue une « formidable opportunité dont chacun peut bénéficier » et a retrouvé son « rôle régional et international ».
Le président al-Charaa, s’exprimant en tant qu’intervenant principal lors du Sommet des médias arabes 2026, qui s’est tenu au Dubai World Trade Centre, a déclaré que « la Syrie est passée du statut d’exportateur de Captagon et de zone de conflit à celui de région stable, et le monde a commencé à en parler comme un corridor commercial sûr pour les chaînes d’approvisionnement entre l’Est et l’Ouest, ainsi que pour les approvisionnements énergétiques. »
Le président al-Charaa a ajouté lors du dialogue intitulé « La Syrie de demain» que « les Émirats arabes unis ont été parmi les premiers pays à saisir les opportunités en Syrie, avec l’investissement de Dubai Ports dans le port de Tartous ».
«Les Syriens éprouvent aujourd’hui un profond sentiment d’enthousiasme envers les frères arabes et musulmans et leur joie face à la victoire et à la libération de Damas », a dit le président al-Charaa, précisant que parmi les sentiments les plus sincères figure celui exprimé par le cheikh Mohammad ben Rachid quelques jours après la libération de Damas, disant: « Le peuple syrien occupe une place particulière dans nos cœurs, et Damas est aimée avant et après. »
Il a souligné que la libération de Damas avait restauré la confiance des Syriens dans l’État et ravivé l’espoir non seulement pour les Syriens, mais pour toute la région.
Le président al-Charaa a expliqué que la Syrie avait traversé soixante années de corruption administrative et de mauvaise planification, et qu’elle se reconstruit désormais, ainsi que ses institutions.
« Cette étape a des circonstances particulières, et nous nous efforçons de tirer profit de toutes les expériences, malgré les difficultés », a assuré le président Charaa.
Il a poursuivi : Après la libération de Damas, il y avait une menace de divisions internes, de guerres confessionnelles, de problèmes d’infrastructures et d’énergie, et de sanctions, mais nous avons surmonté cela très rapidement.


L.a.