Damas, (SANA) Le Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a adopté aujourd’hui, mercredi, une décision visant à retirer de son ordre du jour le point relatif à la non-conformité concernant la Syrie, parachevant ainsi l’ensemble des exigences techniques et juridiques.
Avec l’annonce de cette décision, la République arabe syrienne franchit une étape charnière et historique dans le parcours de son programme nucléaire pacifique.
Dans un communiqué publié à la suite de l’annonce de la décision, la Commission syrienne de l’énergie atomique a indiqué que cette avancée stratégique était le fruit d’efforts nationaux et diplomatiques intensifs menés avec assurance et efficacité par l’État syrien pendant un an et demi, réaffirmant son engagement constant envers les normes internationales et une transparence totale, sans renoncer à son droit souverain de développer la technologie nucléaire au service du développement national.
La Commission a ajouté que l’importance fondamentale de la levée de la situation de non-conformité réside dans les multiples acquis stratégiques qui en découlent.
La décision confirme officiellement les acquis de la Syrie ainsi que son plein droit de développer et d’utiliser les sciences nucléaires à des fins pacifiques sur son territoire, conformément à l’accord de garanties généralisées, au service notamment de la médecine radiologique, de l’agriculture et de la recherche scientifique.
La Commission a précisé que cette décision met fin à une longue période de tentatives internationales visant à exploiter le dossier nucléaire comme moyen de pression politique et ferme définitivement la voie à toute tentative d’imposer des restrictions ou des sanctions sous ce prétexte.
Elle a affirmé que cette décision constitue une reconnaissance internationale explicite du sérieux de la démarche syrienne et met en lumière la coopération sans précédent de la Commission syrienne de l’énergie atomique, qui a fourni toutes les facilités techniques et logistiques nécessaires à la vérification internationale et soumis l’ensemble des matières découvertes au système de contrôle et de garanties.
La décision ouvre également la voie à l’octroi de subventions de recherche et de bourses de formation, ainsi qu’à l’échange d’expertises avancées avec les pays du monde, contribuant ainsi à faire progresser le développement technologique et sanitaire au niveau national.
Le président de la Commission syrienne de l’énergie atomique, le Dr Mudar al-Okla, avait affirmé le mois dernier que la Syrie s’orientait vers la clôture du dossier de non-conformité et l’élargissement des utilisations pacifiques du nucléaire.
Il avait précisé qu’au cours des derniers mois, la Commission avait œuvré, en coordination avec le ministère des Affaires étrangères et des Expatriés, à fournir toutes les exigences techniques nécessaires à la réalisation des évaluations concernant les matières et les déchets nucléaires liés au régime déchu, dans le cadre du système international de garanties et conformément aux cadres juridiques adoptés par l’Agence internationale de l’énergie atomique.
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