Damas, (SANA) La Commission nationale des personnes disparues a favorablement accueilli l’adoption par les Nations Unies d’une « Journée internationale des femmes à la recherche des personnes disparues », à la suite d’une initiative proposée par la Commission, inspirée de l’expérience des familles de disparus en Syrie et portée par la Syrie auprès des Nations Unies.
Dans un communiqué publié aujourd’hui, lundi, sous le titre « Parce qu’elles n’ont jamais cessé de chercher », la Commission a affirmé que l’instauration de cette journée constituait une reconnaissance du rôle des femmes qui ont assumé le fardeau de la recherche de leurs proches, tout en soulignant l’importance de leur participation aux efforts visant à retrouver les personnes disparues et à faire la lumière sur leur sort.
La Commission a précisé que cette reconnaissance internationale intervient alors qu’elle poursuit la mise en œuvre de mesures concrètes sur le terrain, notamment à travers le programme national « Athar » consacré au signalement des personnes disparues, le traitement des signalements concernant les sites de sépultures, leur protection et leur authentification, ainsi que le développement de dispositifs de soutien psychologique, social et d’accompagnement destinés aux familles.
La Commission a mis en exergue les efforts du ministère des Affaires étrangères et des Expatriés, de la mission syrienne auprès des Nations Unies, ainsi que de tous les États ayant soutenu l’initiative et contribué à son adoption.
L’Assemblée générale des Nations Unies avait adopté, lundi soir au cours d’une séance, le projet de résolution soumis par la Syrie visant à proclamer le 19 décembre de chaque année Journée internationale en hommage aux femmes à la recherche des personnes disparues.
Il convient de rappeler que le Conseil de sécurité des avait examiné, lors d’une séance tenue le 22 juillet dernier, les dossiers de la justice transitionnelle et des personnes disparues en Syrie.
À cette occasion, le président de la Commission nationale des personnes disparues, Mohammad Reda Jalkhi, avait appelé les États membres à soutenir une démarche au sein des Nations Unies visant à instaurer une journée internationale consacrée aux femmes des familles de personnes disparues, en reconnaissance de leur résilience et afin de réaffirmer que leur soutien fait partie intégrante du droit des familles à connaître la vérité et de la construction d’une paix durable.
A.Ch.