Genève, (SANA) Selon les données du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), quelque 1,72 million de Syriens sont rentrés dans leur pays, témoignant d’une intensification des mouvements de retour. Pour les personnes de retour, une nouvelle étape s’ouvre désormais, liée à la reconstruction de leur vie, à l’accès au logement, aux moyens de subsistance et aux services essentiels.
D’après les données actualisées du HCR, le nombre de Syriens de retour s’élève à 1 717 964 personnes. Le HCR précise que ce chiffre correspond aux personnes dont le retour a pu être vérifié ou suivi par ses services et ne représente donc pas nécessairement le nombre total réel des personnes rentrées.
Les retours se concentrent principalement à Damas, Idleb, Alep, dans la banlieue de Damas, ainsi qu’à Homs, Hama et Daraa, ces gouvernorats ayant accueilli, collectivement, la grande majorité des personnes dont le retour a été suivi par le HCR.
Le retour, un nouveau départ et non la fin des besoins
Le retour ne s’achève pas avec l’arrivée des familles dans leurs régions d’origine. De nombreux ménages sont confrontés à des difficultés liées à l’accès au logement, au rétablissement des sources de revenus, à l’accès aux services essentiels, à la régularisation des documents et des questions juridiques, ainsi qu’à leur réinstallation au sein de leurs communautés.
Le HCR souligne que son soutien aux personnes de retour est axé sur la réintégration, afin d’aider les familles à passer de la phase du retour à la restauration de leur autonomie et à la construction d’une vie stable.
Soutien au logement, aux moyens de subsistance et aux services
Dans ce cadre, le HCR coopère avec des partenaires du développement ainsi qu’avec les autorités nationales et locales afin de soutenir la réhabilitation des logements endommagés, des infrastructures et des services essentiels. Cette coopération comprend également une assistance juridique, ainsi qu’un appui dans les domaines du logement et des moyens de subsistance.
Cette coopération revêt une importance particulière alors que le nombre de personnes de retour augmente. Il est nécessaire de créer les conditions permettant aux familles de se stabiliser dans leurs régions, de retrouver leurs moyens de subsistance et de répondre aux besoins essentiels de leurs enfants et des autres membres du foyer. La réintégration constitue ainsi une étape essentielle et complémentaire du processus de retour.
Près de deux millions de déplacés internes sont retournés dans leurs régions
Parallèlement au retour des Syriens depuis l’étranger, les données du HCR font état du retour d’environ 1,97 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays vers leurs régions d’origine, ce qui témoigne également de l’ampleur croissante des mouvements de retour internes.
Dans le même temps, les besoins humanitaires restent considérables. Selon les données du HCR, plus de 5,5 millions de personnes demeuraient déplacées à l’intérieur du pays, d’après des données datant d’août 2025. Par ailleurs, quelque 15,6 millions de personnes avaient besoin d’une aide humanitaire, selon les dernières données disponibles sur les besoins humanitaires.
La réintégration, une étape vers la reconstruction de la vie
Le HCR a publié, le 4 août, son rapport sur la protection et la réintégration en Syrie au cours du deuxième trimestre 2026, puis, le 6 août, son rapport global consacré aux Syriens de retour.
Ces données montrent que le retour ne se mesure pas uniquement au nombre de personnes ayant regagné le pays. Il se mesure également à leur capacité à retrouver une vie stable et sûre, à reprendre le travail, l’éducation et l’accès aux services, et à construire un avenir pour leurs familles dans leurs régions d’origine.
am