Bruxelles, (SANA) L’Union européenne a réaffirmé ce mercredi qu’il ne reconnaît pas la soi-disant “souveraineté d’Israël” sur le Golan syrien occupé, conformément au droit international et aux résolutions 242 et 497 du Conseil de sécurité.
Un porte‑parole de l’Union européenne a déclaré, en réponse à une question de SANA : Nous appelons Israël à respecter la zone tampon démilitarisée sur le Golan syrien et à se conformer aux dispositions de l’Accord de désengagement de 1974.
Le porte‑parole a demandé à Israël de respecter l’indépendance, la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de la Syrie dans des frontières sûres, et d’éviter toute mesure susceptible de porter atteinte au respect des résolutions 497 (1981) et 2799 (2025) du Conseil de sécurité.
Il a ajouté : Nous exhortons toutes les parties à faire preuve du maximum de retenue, à éviter toute violence supplémentaire et à respecter le droit international, y compris le droit international humanitaire. Nous soutenons également tous les efforts diplomatiques visant à prévenir l’escalade dans la région, y compris le dialogue entre Israël et la Syrie.
Le porte‑parole européen a également réaffirmé le soutien de l’Union à la Force des Nations unies chargée d’observer le désengagement (UNDOF), qui surveille le Golan syrien, rappelant l’importance de la résolution 497 (1981) du Conseil de sécurité.
La République arabe syrienne a adressé plus tôt dans la journée une lettre officielle au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et au président du Conseil de sécurité, exprimant sa protestation, sa condamnation et son rejet catégorique de la reconnaissance par la Colombie de la soi-disant “souveraineté israélienne” sur le Golan syrien occupé.
La Syrie avait condamné hier mardi, dans les termes les plus fermes, la déclaration publiée le 10 août 2026 par le ministère des Relations extérieures de la République de Colombie, reconnaissant ce qu’il a appelé “la souveraineté israélienne” sur le Golan syrien occupé, affirmant que le Golan est une partie intégrante de son territoire. Le Conseil de sécurité a adopté la résolution 497 en décembre 1981, dans laquelle il a considéré que la décision d’“Israël” d’imposer ses lois, sa juridiction et son administration sur le Golan syrien occupé était nulle et non avenue et dépourvue de tout effet juridique international, et lui a demandé de l’annuler. Le Conseil a réaffirmé, dans la résolution 2799 publiée en novembre 2025, son engagement envers le respect.
mch