Bangkok, (SANA) Le directeur du département du Changement climatique et de la Sensibilisation à l’environnement au ministère syrien de l’Administration locale et de l’Environnement, Anas al-Rahmoun, a souligné l’importance de procéder à une évaluation approfondie des besoins liés à l’amélioration de l’efficacité financière et au renforcement de la durabilité.
Il a réaffirmé le soutien de la Syrie à toutes les mesures susceptibles d’améliorer ces mécanismes, tout en insistant sur la nécessité de préserver l’efficacité des structures institutionnelles du Protocole de Montréal, qu’il a qualifiées comme l’un des principaux facteurs ayant contribué à son succès au cours des dernières décennies.
La Syrie met en garde contre les défis des réunions virtuelles
S’exprimant mardi lors de la 48e réunion du Groupe de travail à composition non limitée sur le Protocole de Montréal (OEWG 48), tenue au Centre de conférences des Nations unies à Bangkok, en Thaïlande, al-Rahmoun a estimé que le remplacement complet des réunions en présentiel par des réunions virtuelles risquerait de réduire l’efficacité de ce mécanisme, notamment pour les pays englobés dans l’article 5 du Protocole.
Il a précisé que l’expérience des réunions virtuelles durant la pandémie de COVID-19, bien qu’elle ait constitué une solution adaptée dans des circonstances exceptionnelles, avait révélé plusieurs défis, notamment les difficultés techniques, la limitation des échanges directs, les obstacles à la recherche de consensus ainsi que les contraintes liées aux fuseaux horaires, affectant la participation équitable et effective des parties.
Préserver les mécanismes de l’amendement de Kigali
Le responsable syrien a également souligné que le passage à une périodicité biennale des réunions, notamment durant la phase de mise en œuvre de l’amendement de Kigali, pourrait affaiblir le suivi régulier des progrès et réduire les possibilités de traiter en temps opportun les difficultés techniques et opérationnelles, au risque d’affecter les performances au lieu de favoriser l’amélioration recherchée.
Il a insisté sur la nécessité de préserver une participation inclusive et des mécanismes de travail efficaces, tout en assurant un traitement rapide des défis liés à la mise en œuvre, afin de garantir l’efficacité durable du processus multilatéral dans le cadre du Protocole de Montréal.
Al-Rahmoun a également exprimé le soutien de la Syrie aux observations présentées par la délégation du Royaume de Bahreïn concernant les différentes options proposées, notamment celles relatives au maintien d’une participation pleine et entière et à l’efficacité des mécanismes de travail, afin de renforcer la capacité des parties à poursuivre la coordination, le suivi et la mise en œuvre de leurs engagements de manière efficace et équilibrée.
La Syrie participe à la 48e réunion du Groupe de travail à composition non limitée sur le Protocole de Montréal (OEWG 48), tenue au Centre de conférences des Nations unies à Bangkok du 13 au 17 juillet sous le thème « Des engagements de Kigali au refroidissement durable ». La réunion examine les moyens de réduire les émissions de gaz réfrigérants, de promouvoir l’efficacité énergétique et de faciliter la mise en œuvre des engagements du Protocole de Montréal à travers des systèmes de refroidissement à faibles émissions.
Le Protocole de Montréal, signé en 1987, est un traité international visant à préserver la couche d’ozone par l’élimination progressive des substances qui contribuent à sa dégradation, notamment les chlorofluorocarbones (CFC) utilisés dans la réfrigération.
a.h. / A.Ch.