Genève, (SANA) Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé qu’environ 1,3 million de Syriens sont rentrés chez eux en 2025, ce qui a fait baisser le nombre total de réfugiés syriens dans le monde à 4,9 millions, contre près de 6 millions en 2024.
Selon le rapport annuel publié ce jeudi et relayé par Reuters, la Syrie a enregistré l’une des plus importantes vagues de retour l’année dernière, le nombre de rapatriés ayant presque triplé par rapport à 2024, à la suite de la chute du régime Assad en décembre 2024.
Le HCR rapporte qu’en 2025, environ 14,7 millions de réfugiés et déplacés internes sont retournés dans leurs régions d’origine, soit une hausse de 50 % par rapport à 2024, ce qui constitue le deuxième niveau le plus élevé depuis 1965.
Le rapport indique que la Syrie fait partie des six pays enregistrant la majorité des retours, mais souligne que de nombreux rapatriés y font encore face à des difficultés liées à la reconstruction, à l’amélioration des services de base, aux offres d’emplois et au renforcement de la stabilité dans certaines régions.
Selon le rapport, le nombre de personnes déplacées de force au niveau du monde a reculé en 2025 pour la première fois depuis plus d’une décennie, un indicateur reflétant l’augmentation des retours malgré la persistance de crises et de conflits dans plusieurs régions.
Le HCR indique que 41,6 millions de personnes vivent des conditions des réfugiés dans le monde, dont six millions de Palestiniens, tandis que 5,4 millions de personnes ont été contraintes de quitter leurs foyers l’an dernier en raison des conflits et la persécution.
Le rapport note également que les évolutions sécuritaires au Moyen Orient ont influencé les tendances de déplacement en 2026, l’Iran ayant connu d’importants mouvements de population après la guerre américano-israélo-iranienne, tandis qu’environ un million de personnes ont été déplacées au Liban à la suite des attaques israéliennes et des opérations d’évacuation.
Le HCR affirme qu’il cherche à réduire de moitié, d’ici 2035, le nombre de réfugiés vivant dans des situations de déplacement prolongé, en soutenant l’éducation et les possibilités d’emploi et en promouvant des retours sûrs, durables et volontaires dans leurs pays d’origine.
Ib.i./ r.f