Ankara, (SANA) Le « Sommet des économies urbaines » s’est ouvert mardi à Gaziantep, dans le sud de la Turquie, en présence du ministre syrien de l’Économie et de l’Industrie, Mohammad Nidal Al-Chaar, du ministre turc du Commerce, Ömer Bolat, ainsi que de responsables et représentants du secteur privé des deux pays.
Cet événement est consacré à l’examen des perspectives de coopération économique entre la Syrie et la Turquie, ainsi qu’au renforcement des partenariats en matière d’investissement et de développement.
Organisé par l’Université de Gaziantep au Centre de conférences et d’arts Mavera, le sommet a débuté par la projection d’un documentaire consacré aux relations historiques entre Gaziantep et Alep, ainsi qu’à leur rôle de centres commerciaux sur la route de la Soie.
Al-Chaar : un climat d’investissement « prometteur » en Syrie
Dans son discours d’ouverture, le ministre syrien de l’Économie et de l’Industrie, Mohammad Nidal Al-Chaar, a qualifié la Turquie de « partenaire naturel » pour la Syrie. Il a affirmé que les deux pays sont liés non seulement par l’histoire, la religion et la civilisation, mais aussi par un « destin inévitable ».
Al-Chaar a appelé la partie turque à ouvrir des banques en Syrie, soulignant que le pays bénéficie désormais d’un climat d’investissement « prometteur » et ouvert aux partenariats.
Ömer Bolat : progression des échanges commerciaux syro-turcs
Pour sa part, le ministre turc du Commerce, Ömer Bolat, a réitéré le soutien d’Ankara à Damas dans tous les domaines. Il a indiqué que le volume des échanges commerciaux entre les deux pays dépasse 3 milliards de dollars, avec un objectif à court terme de 5 milliards et de 10 milliards d’ici le début de la quatrième décennie du siècle.
« La Turquie est prête à rouvrir le point de passage de Nusaybin et des travaux sont en cours avec la Syrie pour moderniser et développer les points de passage frontaliers », a-t-il précisé.
Il a enfin évoqué l’ouverture prochaine du point de passage ferroviaire d’Islahiye, entre Gaziantep et le territoire syrien.
Pour sa part, le vice-gouverneur d’Alep, Mahmoud Shehadeh, a affirmé qu’un partenariat stratégique unit la Syrie et la Turquie, soulignant l’importance de conclure de nouveaux accords économiques. Il a estimé que la prospérité des villes frontalières constitue un pilier essentiel de la stabilité et du développement durable.
L’ambassadeur turc : la Syrie, un corridor logistique stratégique pour la Turquie
L’ambassadeur de Turquie à Damas, Nuh Yilmaz, a estimé que la voie vers une stabilité durable en Syrie passe par le rétablissement de la prospérité économique. Il a indiqué que la Turquie constitue une porte d’entrée de la Syrie vers les marchés mondiaux et l’Europe, tandis que la Syrie représente un corridor logistique stratégique pour la Turquie, s’étendant jusqu’au Moyen-Orient et au Golfe.
Pour sa part, le gouverneur de Gaziantep, Kemal Çapar, a déclaré que la prospérité du gouvernorat d’Alep s’est historiquement reflétée à Gaziantep. Il a souligné la nécessité de se tenir côte à côte et de renforcer la coopération entre les deux pays.
Çapar a également mis en avant les liens humains profonds unissant les peuples syrien et turc, déclarant : « Les Syriens, c’est nous, et nous, c’est les Syriens », estimant que cette fraternité constitue l’un des principaux fondements des relations bilatérales.
Il a enfin souligné l’importance de bâtir l’avenir des relations syro-turques sur des bases de réalisme, d’amitié et de fraternité, en s’appuyant sur une histoire, une culture et un patrimoine communs aux deux peuples.
a.h/mch




