New York, (SANA) Plusieurs représentants des États membres du Conseil de sécurité ont souligné l’importance des mesures prises récemment par le gouvernement syrien, notamment dans la lutte contre le terrorisme et le renforcement de la stabilité. Ils ont insisté sur la nécessité de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie et de mettre fin aux violations répétées commises par Israël.
Lors de la séance tenue ce mercredi pour examiner la situation humanitaire et politique en Syrie, l’envoyé spécial adjoint pour la Syrie, Claudio Cordone, a expliqué qu’il avait constaté lui‑même l’ampleur des destructions dans de vastes zones du pays, ainsi qu’un lourd héritage de violations et de pertes humaines accumulées au fil des années de guerre.
Cordone a appelé Israël à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie et à se conformer à l’Accord de désengagement de 1974. Il a salué l’engagement du gouvernement syrien avec les acteurs régionaux et internationaux œuvrant à éviter toute escalade supplémentaire et à empêcher l’utilisation du territoire syrien d’une manière susceptible d’élargir le conflit.
Il a également indiqué qu’il existait des signes préliminaires d’amélioration de l’économie syrienne après la réactivation des comptes extérieurs, affirmant le soutien des Nations unies aux partenaires locaux et internationaux pour poursuivre le processus politique transitoire. Il a salué la vigilance des forces syriennes et les mesures prises pour faire face à Daech.
De son côté, la secrétaire générale adjointe de l’ONU aux affaires humanitaires, Joyce Msuya, a affirmé que l’escalade militaire dans la région limitait les perspectives de progrès. Elle a souligné que la Syrie disposait d’une opportunité importante pour renforcer la reprise économique et réduire la dépendance à l’aide humanitaire, ajoutant que la réouverture du pays au monde après des années de guerre et d’isolement constituait une étape essentielle pour soutenir la reprise économique syrienne.
Dans le même contexte, la représentante du Danemark au Conseil de sécurité a souligné que l’instabilité dans la région confirmait la nécessité de soutenir les efforts de paix en Syrie, mettant en garde Israël contre la poursuite des violations de l’Accord de désengagement de 1974.
Pour sa part, le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU a affirmé que la poursuite par Israël de l’occupation du Golan et de zones dans le sud de la Syrie augmentait les risques militaires, appelant Tel‑Aviv à renoncer à ses plans visant à affaiblir l’État syrien.
Le représentant de la Turquie a également souligné la nécessité de protéger la Syrie des tensions régionales et de l’épargner des conséquences de l’escalade dans la région. Il a exprimé l’appréciation de son pays pour les efforts entrepris par le gouvernement syrien afin d’impliquer les différentes composantes de la société et de développer des mécanismes de responsabilité.
Il a déclaré : « Le gouvernement syrien doit bénéficier du soutien nécessaire pour renforcer sa capacité à lutter contre le terrorisme en tant que membre de la coalition internationale », soulignant que la Syrie devait intensifier ses efforts pour consolider la stabilité et la sécurité et soutenir la voie de la reprise économique.
De son côté, le représentant du Bahreïn a réaffirmé le soutien de son pays à la souveraineté, à l’indépendance et à l’intégrité territoriale de la Syrie, ainsi que son rejet de toute ingérence étrangère dans ses affaires internes, ce qui contribuerait à la reconstruction du pays, à son autonomisation économique et à la prospérité du peuple syrien.
Il a souligné que la sécurité et la stabilité de la Syrie constituent un pilier essentiel de la sécurité et de la stabilité de toute la région, saluant les démarches syro‑libanaises visant à sécuriser les frontières et à lutter contre les groupes armés ainsi que contre le trafic de drogues et d’armes.
Pour sa part, le représentant de la Somalie a réaffirmé l’engagement constant de son pays envers l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie, appelant toutes les parties internationales à respecter ces principes fondamentaux. Il a également condamné les opérations israéliennes continues sur le territoire syrien, les qualifiant de violation manifeste du droit international et de l’Accord de désengagement de 1974, tout en affirmant que le Golan syrien est une partie intégrante de la Syrie.
Le représentant somalien a indiqué que la relance économique et la réhabilitation des infrastructures vitales constituent des piliers essentiels pour assurer la stabilité à long terme, appelant la communauté internationale à intensifier les efforts consacrés à leur reconstruction.
Pour sa part, la représentante de la Colombie a insisté sur l’importance du respect de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale de la Syrie, tout en soulignant la valeur des efforts entrepris par le gouvernement syrien.
Le représentant de la Chine a précisé que la priorité absolue en Syrie est de se concentrer sur l’établissement de la stabilité dans les plus brefs délais.
Dans le même contexte, la représentante de la Grèce a assuré que son pays se tient aux côtés de la Syrie et soutient ses efforts de réforme institutionnelle et de relance économique.
Le représentant du Pakistan a souligné la nécessité de mettre fin à l’occupation israélienne illégale du Golan syrien et de respecter l’Accord de désengagement de 1974, ainsi que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie. Il a également salué l’activation du compte souverain de la Banque centrale syrienne auprès de la Réserve fédérale américaine.
De son côté, le représentant de la France a exprimé la gratitude de son pays envers la Syrie pour ses efforts humanitaires, saluant son travail aux côtés des partenaires sur le terrain. Il a affirmé que l’objectif actuel est d’empêcher l’extension de l’incendie régional qui menace la stabilité de toute la région.
La représentante de la Lettonie a également insisté sur l’importance de préserver la stabilité de la Syrie et de limiter l’impact de l’escalade régionale sur sa situation.
Le représentant du Panama a affirmé que le chemin parcouru par la Syrie et les efforts positifs qu’elle a déployés pour en arriver à la situation actuelle méritent le soutien de l’ensemble de la communauté internationale.
En conclusion des interventions, l’envoyé spécial américain pour la Syrie, Thomas Barak, a indiqué que la Syrie avait connu, au cours des quinze derniers mois, des transformations profondes sans précédent depuis des décennies. Il a salué le soutien des États‑Unis et de la communauté internationale, y compris du Conseil de sécurité, aux efforts du gouvernement syrien pour retrouver sa place dans la région.
Au cours de la séance, le représentant permanent de la Syrie auprès du Conseil de sécurité, Ibrahim Olabi, a souligné que la « nouvelle Syrie » avance sur une voie nationale globale reflétant les sacrifices du peuple syrien et les valeurs de la révolution syrienne. Il a affirmé que le monde constate aujourd’hui son engagement envers ses obligations et ses accords, loin des manœuvres et tergiversations. Il a exprimé sa gratitude pour les déclarations des membres du Conseil, qui ont une fois de plus montré l’unité du Conseil dans son soutien à la Syrie, devenue un havre de stabilité et de calme, loin des politiques de polarisation et d’alignements.
M.Ch.